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Chefferie libérale: l'UPAC a rencontré la députée Sona Lakhoyan Olivier

durée 15h11
26 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a rencontré l’ex-députée libérale Sona Lakhoyan Olivier au sujet des mystérieux textos sur les «brownies» qui ont plombé le leadership de l'ex-chef du PLQ, Pablo Rodriguez.

C’est la principale intéressée qui a révélé cette information mardi juste avant son entrée au Salon rouge pour la période de questions.

Rappelons qu’en novembre dernier, le «Journal de Montréal» a révélé des textos suggérant que des sommes d’argent – des «brownies» – auraient été versées pour inciter des membres à voter pour Pablo Rodriguez, alors candidat à la chefferie libérale. Les personnes à l’origine de ces textos ne sont toutefois pas nommées dans l’article.

Puis, Cogeco a affirmé que les deux personnes derrière ces mystérieux textos étaient Sona Lakhoyan Olivier ainsi que la députée caquiste Alice Abou-Khalil. Les deux élues ont rapidement démenti.

Mardi, Sona Lakhoyan Olivier a réaffirmé qu’elle n’avait rien à avoir avec cette histoire de textos. «J’ai hâte que l’UPAC trouve qui est derrière ça», a-t-elle affirmé en mêlée de presse à l’Assemblée nationale.

En mars, «La Presse» rapportait que l’UPAC n’était pas en mesure d’établir l’authenticité des textos sur les «brownies».

L’UPAC enquête sur la chefferie de Pablo Rodriguez qui a été éclaboussé par plusieurs allégations d'irrégularités dans le financement de sa course.

Devant l’accumulation des déboires, Pablo Rodriguez avait dû démissionner en décembre, ce qui a laissé la place au couronnement de Charles Milliard en février dernier.

Élections Québec enquête également sur la course de M. Rodriguez.

Sévèrement blâmée

Plus tôt ce mois-ci, Sona Lakhoyan Olivier a été sévèrement blâmée par la commissaire à l’éthique de l’Assemblée nationale car elle a utilisé son bureau de comté à des fins partisanes lors de la course à la chefferie libérale. Elle a aussi entravé le travail d’enquête de la commissaire.

Cette dernière recommande d’ailleurs une pénalité de 8000 $ en raison de la «gravité des manquements» et du «manque de respect de la Députée envers les membres de son personnel et l’Assemblée nationale». Sona Lakhoyan Olivier a dit qu’elle allait payer l’amende.

Les députés de l’Assemblée nationale doivent se prononcer plus tard mardi sur le sort de l’élue de Chomedey.

Thomas Laberge, La Presse Canadienne