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Colloque: les syndicats se disent prêts à se remettre en question

durée 05h00
31 mars 2026
La Presse Canadienne, 2026
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Les grands syndicats du Québec assurent qu'ils sont prêts à se remettre en question, à retourner les pierres pour se rapprocher de leur base et mieux expliquer leur utilité dans la société.

Quelque 500 personnes sont attendues à un colloque à Drummondville, mardi et mercredi, dans le cadre des États généraux du syndicalisme.

Elles poursuivront la réflexion, lancée il y a plusieurs mois déjà, sur le syndicalisme, après avoir consulté des milliers de leurs membres, et même au-delà, sur ce que doit être le syndicalisme aujourd'hui.

Ces états généraux sont soutenus par neuf organisations syndicales: l'APTS et la FIQ, dans le domaine de la santé et des services sociaux, le SPGQ et le SFPQ, dans le domaine de la fonction publique, ainsi que les quatre centrales: FTQ, CSN, CSQ et CSD, ainsi que la FAE.

«Je vous le dis: il n'y en a pas d'agenda. Ça veut dire que la FTQ, on se présente dans les états généraux; on les a lancés en mode écoute, et pour vrai, et prêt à changer. Ça veut dire qu'on ne peut pas écrire le procès-verbal des états généraux avant qu'ils soient finis; c'est une vraie consultation», a assuré en entrevue Magali Picard, présidente de la FTQ.

À la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), la présidente Mélanie Hubert renchérit: «la population, c'est ce qu'elle doit retenir de la démarche qui est en cours chez les syndicats; c'est 'on est capable de se remettre en question, on est capable de voir qu'on se bute à des problèmes; on est capable d'entendre la critique des membres, aussi, qu'on représente'».

L'image des syndicats, leur rôle dans la société, les moyens par lesquels ils communiquent avec leurs membres et avec le public, la façon dont ils exercent leurs moyens de pression, la place qu'ils font aux jeunes et aux groupes sous-représentés, tout est sur la table, affirme Robert Comeau, président de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

«Je pense que l'image du syndicalisme doit être renouvelée. On doit se moderniser, autant dans nos approches, dans notre façon de communiquer, se rapprocher de nos membres, qui sont des fois, peut-être, issus de la minorité, qui connaissent un petit peu moins, peut-être, notre rôle comme syndicat dans la société. Donc, c'est vraiment un exercice de prise de conscience, pour qu'on puisse collectivement changer. Parce que le but de tout ça, ce n'est pas de rester comme on est et de dire qu'on est bons et qu'on est fins. Le but de tout ça, c'est de se poser les vraies questions», a résumé M. Comeau.

Ces syndicats veulent aussi trouver des moyens de stimuler la participation de leurs membres en dehors des périodes de négociation. La généralisation du télétravail, aussi, a changé la donne, provoquant une distance entre les travailleurs et rendant plus difficile la mobilisation.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne