Des éleveurs s'insurgent contre les intentions du gouvernement du Nouveau-Brunswick

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Par La Presse Canadienne, 2026
FREDERICTON — Un groupe représentant les éleveurs de bovins du Nouveau-Brunswick s'oppose au projet de la province visant à supprimer les services vétérinaires gérés par l'État.
L'Association des éleveurs de bovins du Nouveau-Brunswick déplore que le gouvernement libéral de la première ministre Susan Holt utilise un service essentiel pour les agriculteurs comme mesure de réduction des coûts.
Elle indique qu'elle mènera une enquête auprès de ses membres et fera part à la province des solutions de rechange envisageables.
Le gouvernement Holt a annoncé dans son budget qu'il supprimerait progressivement, sur une période de trois ans, les services vétérinaires de terrain et de laboratoire gérés par la province, pour confier les soins médicaux aux animaux à des prestataires privés.
Le ministre de l'Agriculture, Pat Finnigan, affirme que la prestation de ces services est coûteuse et que leur suppression est le seul moyen pour le gouvernement de mieux financer les soins de santé et l'éducation, et de réduire le coût de la vie.
Kathy Bockus, députée du Parti progressiste-conservateur, affirme que le gouvernement n’a pas tenu compte des agriculteurs qui dépendent de soins vétérinaires accessibles pour les grands animaux.
«La suppression des services vétérinaires provinciaux pour les grands animaux frappe durement ceux qui nous nourrissent, a déclaré Mme Bockus à l’Assemblée cette semaine. Vous avez porté un coup dévastateur au cœur de la communauté agricole du Nouveau-Brunswick.»
Le Nouveau-Brunswick est l’une des seules provinces à disposer encore de services vétérinaires financés par l’État, l’autre étant Terre-Neuve-et-Labrador.
La Presse Canadienne