Deux catégories de pharmaciens d'établissements créées dans une nouvelle entente

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTREAL — Les pharmaciens d'établissements ont voté majoritairement en faveur de l'entente de principe qui avait été conclue avec le gouvernement en décembre dernier. À l'issue de cette entente, les titres d'emploi de pharmacien I et pharmacien II ont été créés.
Dans un communiqué de presse diffusé mercredi, l'Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) a expliqué que le pharmacien I «peut accomplir certaines tâches relatives aux cinq axes de la pratique pharmaceutique en établissement de santé», tandis que le pharmacien II, qui détient une maîtrise en pharmacothérapie avancée, peut accomplir l'ensemble des tâches.
Dans l'entente, une hausse de salaire plus importante a été consentie aux pharmaciens II, mais l'A.P.E.S. n'a pas précisé à combien s'élevait la hausse. L'Association se réjouit de la création des deux titres, estimant que la valeur des études à la maîtrise sera mieux reconnue.
«Encore cette année, seulement 70 étudiants étaient inscrits au programme de maîtrise en pharmacothérapie avancée à la rentrée d'automne sur 120 places avec bourses disponibles. C'était là la preuve qu'un coup de barre était nécessaire pour convaincre davantage de jeunes pharmaciens de faire la maîtrise en pharmacothérapie avancée pour se préparer à la pharmacie d'établissement», a soutenu par voie de communiqué Julie Racicot, pharmacienne et présidente de l'A.P.E.S.
Elle ajoute que pendant trop longtemps, le réseau public n'a pas été compétitif par rapport à la pharmacie privée, ce qui a pu démotiver la relève et contribuer à la pénurie de pharmaciens d'établissements dans le système public.
De plus, dans le contexte de cette «grave pénurie de main-d'œuvre», 200 postes de pharmaciens non diplômés de la maîtrise ont été ajoutés pour couvrir les CHSLD, les maisons des aînés et les maisons alternatives.
Rappelons que les négociations entre le gouvernement et les pharmaciens ont duré près de deux ans. Les pharmaciens d'établissement étaient en colère devant l'inaction du gouvernement, alors que les négociations faisaient du surplace. Pendant ce temps, pratiquement tous les autres professionnels que côtoient les pharmaciens dans les hôpitaux et les CHSLD ont bénéficié des nouvelles primes de leurs nouvelles ententes de travail respectives.
Cela a créé du mécontentement et les membres de l'A.P.E.S. se sont dotés d'un mandat pour mettre en œuvre des moyens de pression au moment qu'ils jugeaient opportun.
La nouvelle entente conclue avec le gouvernement est d'une durée de cinq ans (2023 à 2028). Les membres de l'A.P.E.S. ont voté à 95 % en faveur de l'entente, et 84 % des quelque 2000 membres ont participé au scrutin.
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Katrine Desautels, La Presse Canadienne