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GND estime que les écoles privées sont mieux financées que les écoles publiques

durée 12h18
25 mars 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — Les écoles privées profiteront cette année d'une hausse de plus de 4 % de leur financement, alors que les écoles publiques devront se contenter de 3 %, dénonce le député solidaire Gabriel Nadeau-Dubois.

Pourtant, «c'est dans les écoles publiques qu'il y a les enfants défavorisés, (...) le plus de violence, où on devrait le plus concentrer nos efforts», a-t-il fait valoir, mercredi.

«Pourquoi la ministre de l'Éducation augmente-t-elle davantage les budgets du réseau privé que ceux du réseau public?» a-t-il demandé, interpellant sa vis-à-vis Sonia LeBel à la période des questions au Salon rouge.

Celle-ci s'est vite empourprée; elle a plaidé que le gouvernement finançait les deux réseaux «en fonction de leurs clientèles», que «le financement suivait l'élève» et que c'était tout à fait «équitable».

Revenant à la charge, M. Nadeau-Dubois a brandi une demande d'accès à l'information démontrant que les prévisions de fréquentation du réseau privé sont à la baisse.

«Si l'argent suit les élèves, comment la ministre justifie-t-elle d'augmenter davantage le financement du réseau privé?» a-t-il lancé.

Le budget est une «autorisation de dépenses», a expliqué Mme LeBel. «Maintenant, il y aura des règles budgétaires et on va s'adapter à la prévision réelle et ce qu'il va se passer sur le terrain. Je le réitère: (...) chaque enfant sera financé de façon équitable.»

Plus tôt, en mêlée de presse, M. Nadeau-Dubois s'était désolé de l'augmentation de la violence à l'école, surtout à l'égard des filles.

Selon les résultats de l'Enquête québécoise sur la santé des jeunes au secondaire publiés dans «La Presse», 38 % des filles ont déclaré vivre de la violence en 2022-2023, une hausse de 7 % par rapport à 2010-2011.

«Il faut investir massivement en prévention. Malheureusement, avec une augmentation des dépenses de (...) 3 %, (...) il n'y a aucune chance (...) qu'on soit capable d'embaucher davantage de professionnels», s'est indigné le député de Gouin.

Plusieurs intervenants sur le terrain seraient d'avis que «la prévention dans les écoles publiques, ça n'existe plus», a-t-il rapporté.

Caroline Plante, La Presse Canadienne