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L'ex-ministre péquiste Claude Morin s'est éteint à l'âge de 96 ans

durée 18h13
5 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Architecte de la Révolution tranquille, artisan de la victoire du Parti québécois en 1976, bouc émissaire de l'échec référendaire et du rapatriement de la Constitution canadienne, persona non grata à cause de ses liens avec la Gendarmerie royale du Canada, Claude Morin s'est éteint à l'âge de 96 ans.

Avant de voir sa carrière s'abîmer dans la controverse, l'homme à la pipe avait été l'un de ces bâtisseurs qui ont façonné le Québec d'aujourd'hui.

La première ministre du Québec, Christine Fréchette, a salué mardi sur les réseaux sociaux l'engagement de M. Morin.

«Il a marqué le Québec dans un moment charnière de notre histoire: la Révolution tranquille. Membre du gouvernement de René Lévesque, il a été un homme de tête, une éminence grise derrière de grandes réformes qui ont bâti la société dans laquelle nous avons la chance de nous épanouir», a déclaré Mme Fréchette.

Claude Morin a été élu une première fois le 15 novembre 1976. Il a été nommé ministre des Affaires intergouvernementales. Son mandat était de définir la stratégie en vue du référendum de 1980.

Il a quitté le gouvernement en janvier 1982 pour retourner à l'enseignement à l'École nationale d'administration publique.

Au début des années 1990, il a travaillé sous Jacques Parizeau. Quelques années plus tard, un scandale éclate à son sujet. Il est révélé que Claude Morin a non seulement eu des liens avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC), mais qu'il a de plus été rémunéré par le corps policier fédéral, et ce, dès 1975.

Le principal intéressé a tenté de s'expliquer à plusieurs reprises sur ses liens avec la GRC, et s'est toujours défendu d'avoir révélé quoi que ce soit d'important.

Il tenta de s'en expliquer de nouveau en 2006 en publiant «L'Affaire Morin: légendes, sottises et calomnies».

La Presse Canadienne