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La NASA étudie les phénomènes météo liés aux feux en Colombie-Britannique

durée 16h59
10 août 2026
La Presse Canadienne, 2026
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

Un avion de recherche en haute altitude de la NASA a survolé les feux de forêt de la Colombie-Britannique cette fin de semaine afin de mieux comprendre les phénomènes météorologiques générés par ces incendies de grande ampleur.

Selon les données de suivi aérien en ligne, l'avion ER-2 a effectué plus d'une douzaine d'allers-retours au-dessus du sud de l'intérieur de la Colombie-Britannique samedi, lors d'un vol de plus de six heures au départ de Great Falls, dans le Montana.

Les données du site Flightradar24 indiquent que l'avion a passé environ quatre heures à une altitude de 60 000 pieds au-dessus de la région de Clinton, où fait rage l'énorme incendie de Pear Lake.

Il a également fait un détour vers l’est au-dessus du lac Revelstoke avant de regagner l’espace aérien américain.

La NASA indique sur son site web que l’ER-2 mène des recherches sur les nuages pyrocumulonimbus, qu’elle décrit comme «l’un des phénomènes météorologiques violents les moins bien compris sur Terre».

Le Service des incendies de forêt de la Colombie-Britannique précise que l’incendie de Pear Lake, le plus important de la province avec une superficie de près de 1500 kilomètres carrés, a généré ce type de nuages, formés par une fumée et une chaleur extrêmes, et susceptibles à leur tour de provoquer de la pluie, des éclairs et des tornades de feu.

L’ER-2 est un ancien avion-espion de la Guerre froide, connu sous le nom d’U-2, qui a établi des records de vol à très haute altitude, atteignant jusqu’à deux fois l’altitude habituelle des vols commerciaux.

La NASA précise que l’appareil est équipé de «systèmes de suivi des feux de forêt par infrarouge à la pointe de la technologie» pour enregistrer des données sur les nuages pyrocumulonimbus.

«Ces orages uniques peuvent créer des angles morts pour les aviateurs au-dessus et déclencher de nouveaux incendies en dessous», explique la NASA dans un communiqué de presse.

«Mesurer et cartographier ces orages dangereux au fur et à mesure de leur formation, en temps réel, aidera les scientifiques à les prévoir à l’avenir.»

La Presse Canadienne