La station du REM de l'aéroport de Montréal respectera le calendrier prévu

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTREAL — Les responsables de l'aéroport international de Montréal-Trudeau affirment que la nouvelle station du Réseau express métropolitain (REM), d'un coût de 600 millions $, devrait toujours être livrée l'année prochaine.
Le directeur du projet, Steeve Bouffard, a indiqué que la station du REM est achevée à environ 80 % et que le projet respecte toujours le budget et le calendrier, malgré les défis qui restent à relever pour le mener à bien.
Les ouvriers se concentrent actuellement sur les murs et le système électrique, ainsi que sur un élément architectural emblématique qui ressemblera à un iceberg.
La liaison avec l'aéroport constituera le dernier tronçon du réseau de la région métropolitaine de Montréal qui, une fois achevé, comptera 26 stations réparties sur 67 kilomètres de voies.
Les cinq premières stations reliant Brossard à la gare centrale du centre-ville de Montréal ont ouvert en 2023, tandis qu'une branche de 30 kilomètres vers la banlieue nord de Deux-Montagnes a été mise en service en novembre.
Une avant-dernière branche desservant l'Ouest-de-l'Île de Montréal devrait ouvrir ce printemps, tandis que la liaison vers l'aéroport devrait entrer en service fin 2027.
M. Bouffard a emmené mercredi les journalistes dans la station du REM encore en travaux, où des ouvriers utilisaient des nacelles élévatrices pour travailler sur les murs et les systèmes mécaniques.
Les voies s'étendaient du nord au sud à travers le tunnel situé à 40 mètres sous terre, le ciel bleu étant visible à travers le plafond inachevé.
M. Bouffard a expliqué aux journalistes qu'ils sont dans les temps, tant au niveau du budget que du calendrier.
Une fois achevée, la station devrait accueillir quelque 7 millions de passagers par an, soit environ 20 % des 35 millions de clients annuels attendus par l’aéroport d’ici 2035.
M. Bouffard a indiqué que les défis à relever pour achever le projet comprennent la coordination entre l’aéroport et le REM, qui sont chacun responsables de différentes parties du projet, ainsi que les espaces restreints et les délais serrés.
La porte-parole de l’aéroport, Anne-Sophie Hamel, a précisé que la nouvelle gare s’inscrit dans un projet de 10 milliards $ s’étalant sur une décennie, visant à moderniser l’aéroport pour répondre à la demande croissante et réduire la congestion.
Les routes menant à l’aéroport seront refaites, avec de nouvelles zones de dépose des passagers, un nouveau stationnement à plusieurs niveaux et de nouvelles portes d’embarquement.
Mme Hamel a souligné que Montréal est l’une des rares grandes villes à ne pas disposer d’une ligne ferroviaire desservant son aéroport.
L'entreprise à l'origine du REM a annoncé en janvier avoir fait circuler un train pour la première fois sur les voies de la future branche aéroportuaire.
Le communiqué indiquait que l'ensemble de la voie avait été posé et que les équipes de la gare de l'aéroport s'employaient à installer les systèmes ferroviaires et autres équipements avant que les essais dynamiques puissent commencer.
Une série d’interruptions de service au cours de l’hiver a soulevé des questions quant à la capacité du REM à faire face au froid, ce qui a conduit le fournisseur de trains Alstom à reconnaître que le REM n’avait pas encore atteint le niveau de fiabilité attendu par les passagers.
L’entreprise avait fait savoir en janvier qu’elle travaillait avec la société d’exploitation Pulsar pour identifier et résoudre ces problèmes.
Mme Hamel ne s’inquiète pas de la fiabilité à la gare de l’aéroport. Elle a souligné que la gare est souterraine, et donc protégée des intempéries, et qu’il s’agit également de la dernière branche à être achevée, ce qui laisse aux opérateurs du REM le temps de régler tout problème.
Morgan Lowrie, La Presse Canadienne