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Le défrichage pour le «Whale Sanctuary» commence en Nouvelle-Écosse

durée 18h11
12 mars 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

HALIFAX — Le groupe néo-écossais à l'origine d'un projet visant à construire le premier refuge côtier d'Amérique du Nord pour les baleines captives a commencé à défricher un terrain près d'une baie sur la côte est de la province, six ans après l'annonce initiale du projet.

«Nous en sommes maintenant au stade où toutes nos années d'études, toutes nos analyses techniques détaillées et notre modélisation du site peuvent être appliquées à la construction finale», a déclaré Charles Vinick, directeur du Whale Sanctuary Project, installé aux États-Unis, dans un communiqué publié jeudi.

Cette organisation à but non lucratif financée par des fonds privés souhaite construire un enclos sous-marin de 40 hectares qui pourra accueillir jusqu'à 10 baleines retirées des parcs marins. Une clôture a déjà été érigée autour de la propriété située près de Wine Harbour, en Nouvelle-Écosse, à environ 200 kilomètres à l'est de Halifax.

En octobre, le gouvernement de la province a approuvé un bail de 20 ans pour le groupe, couvrant 83 hectares de terres domaniales et d'eaux côtières.

Le groupe espère que le gouvernement français décidera dans le courant du mois d'approuver le transfert de deux orques du Marineland Antibes, situé dans le sud de la France, vers le sanctuaire. Les propriétaires des baleines s'opposent cependant au transfert. Le Marineland Antibes a fermé ses portes en janvier 2025.

Le projet nécessiterait également des permis de transfert du ministère fédéral des Pêches et une importante collecte de fonds pour couvrir les 15 millions $ de coûts de construction et les 1,5 million $ de frais d'exploitation annuels.

Parallèlement, M. Vinick a indiqué que le groupe a engagé la société néo-écossaise R.J. MacIsaac Construction, comme entrepreneur général.

Le président de MacIsaac Construction, Boyd MacIsaac, a expliqué que le projet représentait une construction marine techniquement exigeante.

«Nous sommes convaincus de notre capacité à le mener à bien de manière responsable, a-t-il déclaré dans un communiqué. Nous connaissons ce littoral, nous comprenons ses conditions et nous nous engageons à fournir des infrastructures qui répondent à des normes environnementales et techniques rigoureuses.»

La prochaine étape consistera à reconstruire un quai sur la rive ouest d'Indian Harbour.

M. Vinick a indiqué que l'une des priorités du projet était d'utiliser des matériaux et des fournisseurs canadiens «afin de garantir que le projet profite à l'économie de la Nouvelle-Écosse et de l'ensemble du Canada».

Après l'approbation par le cabinet du premier ministre Tim Houston du bail de la Couronne en octobre, un groupe de propriétaires fonciers voisins s'est manifesté pour critiquer cette décision, arguant que le gouvernement avait promis que le projet ne serait pas mis en œuvre sans le consentement unanime des propriétaires.

À l'époque, M. Houston avait expliqué que le bail avait été accordé parce que le projet avait reçu un large soutien, notamment l'approbation de la municipalité du district de St Mary's, de l'Assemblée des chefs mi'kmaq de Nouvelle-Écosse et d'une longue liste d'experts de l'université Dalhousie à Halifax.

Michael MacDonald, La Presse Canadienne