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Le nombre de Canadiens qui donnent du sang chute à son niveau le plus bas en dix ans

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13 juin 2022
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

OTTAWA — La Société canadienne du sang affirme avoir de la difficulté à renflouer ses réserves nationales qui se trouvent à un niveau alarmant bas en raison de la pandémie de COVID-19.

D'après l'organisme, le coronavirus a eu pour effet de réduire le nombre de donneurs à son plus bas en une décennie.

«Le nombre de personnes qui donnent du sang régulièrement à travers le Canada a chuté de 31 000 depuis le début de la pandémie, ce qui a mis encore plus de pression sur le reste de la communauté de donneurs», a expliqué le directeur général de la chaîne d’approvisionnement et vice-président aux relations avec les donneurs, Rick Prinzen.

«Bon nombre de nos donneurs réguliers donnent déjà plusieurs fois par année», ajoute-t-il.

Son équipe supervise les inventaires à partir desquels le sang et les produits du sang sont régulièrement distribués à travers le pays pour répondre aux besoins des hôpitaux et de leurs patients.

Environ 400 000 Canadiens donnent du sang de façon régulière, mais ces produits ont une date de péremption. Pour le plasma congelé, on parle d'un an. Pour les globules rouges, on dispose de 42 jours. Pour les plaquettes, on n'a que cinq jours. Ainsi, il faut s'assurer de compter sur des contributions constantes pour s'assurer que l'offre réponde à la demande.

 La Société canadienne du sang dit espérer que la Semaine nationale du don de sang, qui se déroule cette semaine, permettra d'attirer 100 000 nouveaux donneurs cette année. Le hic, c'est que la saison estivale est normalement une période creuse pour les dons alors que les gens annulent souvent leurs rendez-vous et partent en vacances.

«La vie des patients dépend de la mobilisation de nouveaux donneurs», insiste M. Prinzen.

La demande pour des produits du sang avait fortement chuté au plus fort de la pandémie avec la limitation des déplacements et l'annulation d'un grand nombre de chirurgies. Au même moment, la Société canadienne du sang devait ralentir ses activités en raison des consignes de distanciation physique, alors on retrouvait un certain équilibre.

Maintenant que la vie reprend son cours, la demande ne cesse d'augmenter, souligne M. Prinzen, et les donneurs doivent être au rendez-vous.

La Presse Canadienne