Les familles des victimes de la tuerie au Collège Dawson demandent à Carney d'agir
MONTRÉAL — Près de 20 ans après la tuerie au Collège Dawson, les proches de la victime et des survivants demandent au premier ministre Mark Carney de prendre davantage de mesures en matière de contrôle des armes à feu.
Le 13 septembre 2006, un tireur a attaqué le Collège Dawson, à Westmount, tuant Anastasia De Sousa, une étudiante de 18 ans, et en blessant 16 autres.
Dans une lettre envoyée mercredi, les familles demandent à Mark Carney de tenir ses promesses visant à restreindre l'accès aux armes à feu et d'aller plus loin.
Elles réclament le retrait total de la circulation des armes d’assaut, notamment les fusils SKS.
Elles réclament également un renforcement de la réglementation concernant la capacité des chargeurs d'armes à feu et un contrôle accru des dérogations accordées aux athlètes olympiques et paralympiques.
Un porte-parole du ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, a répondu à cette lettre par une déclaration défendant le travail continu et les investissements du gouvernement en matière de contrôle des armes à feu.
Ce porte-parole, Simon Lafortune, a mis de l'avant les investissements consacrés à la sécurité aux frontières pour empêcher l’entrée d’armes illégales au Canada, ainsi que ceux destinés à la lutte contre le crime organisé.
Il a également rendu hommage aux victimes et à ceux dont la vie a été bouleversée par la tuerie.
«Cet anniversaire nous rappelle solennellement les conséquences dévastatrices de la violence par arme à feu et notre responsabilité commune d’assurer la sécurité de nos communautés », a-t-il écrit.
Dans leur lettre, les familles dénoncent ce qu’elles considèrent comme des retards dans la mise en œuvre d’une réglementation plus stricte en matière de contrôle des armes à feu.
«Cet anniversaire qui approche est l’occasion d’honorer les victimes du Collège Dawson par des actes concrets — et non par de nouvelles consultations, des retards ou des excuses», écrivent-elles.
Marieke Glorieux-Stryckman, La Presse Canadienne

