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Les nouveaux droits de douane sont des coups de semonce, dit un sénateur américain

Les nouveaux droits de douane sont des coups de semonce, dit un sénateur américain
Photo: La Presse Canadienne, 2026

DES MOINES — Le sénateur de l'Iowa, Chuck Grassley, estime que la menace du président américain Donald Trump d'imposer de nouveaux droits de douane sur toute une série de produits canadiens devrait servir de signal d'alarme pour le Canada.

Dans une interview accordée lors de la Foire de l'Iowa, M. Grassley explique que M. Trump utilise ces droits de douane comme moyen de pression.

Les responsables canadiens ont intensifié les négociations commerciales avec leurs homologues américains ces dernières semaines, après que Donald Trump eut signé un décret visant à imposer des droits de douane de 50% sur une série de produits canadiens à compter de la semaine prochaine.

L'administration Trump affirme que ces nouveaux droits de douane constituent une réponse aux interdictions provinciales visant les alcools américains, au système canadien de gestion de l'offre dans le secteur laitier et aux quotas imposés sur certains véhicules américains.

Plusieurs provinces ont retiré les alcools américains de leurs rayons l'année dernière après que Donald Trump eut imposé des droits de douane sur les produits canadiens.

M. Grassley estime qu’il n’y a rien de mal à ce que le Canada et les États-Unis mènent des négociations difficiles, mais qu’ils ne doivent pas pour autant discréditer l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Le Mexique et les États-Unis ont entamé des négociations officielles sur cet accord commercial, mais aucune discussion de ce type n’a encore débuté entre Ottawa et Washington.

Selon les observateurs politiques, les dernières menaces tarifaires de Trump visent à forcer le Canada à s’asseoir à la table des négociations.

M. Grassley estime que les États-Unis devraient entretenir des relations amicales avec le Canada, mais il soutient également la décision de Trump de modifier l'accord.

Kelly Geraldine Malone, La Presse Canadienne