Les voyageurs pourraient devoir payer des billets d'avion plus chers pendant des mois

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — La flambée des coûts du kérosène menace de faire grimper les tarifs des compagnies aériennes bien au-delà de la haute saison estivale alors même que des signes encourageants laissent entrevoir une reprise des livraisons de pétrole en provenance du golfe Persique.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a annoncé vendredi que le détroit d’Ormuz était «entièrement ouvert» à tous les navires commerciaux après la conclusion d’un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban.
Cependant, même si cet accord tient, les experts estiment qu’il faudra des semaines pour que le trafic pétrolier reprenne, tandis que le kérosène pourrait mettre beaucoup plus de temps à atteindre ses niveaux de production d’avant-guerre, compte tenu des dégâts subis par les raffineries au Moyen-Orient.
L’analyste aéronautique Rick Erickson explique que la crise énergétique déclenchée par la guerre en Iran et la fermeture du détroit signifie que les compagnies aériennes canadiennes ont déjà commencé à répercuter la flambée des coûts sur leurs tarifs — et continueront de le faire pendant au moins plusieurs mois.
Les principales compagnies aériennes canadiennes ont augmenté leurs tarifs bruts et ajouté des surcharges de carburant comprises entre 25 $ et 60 $ par billet pour certains vols, tandis qu’Air Canada a annoncé cette semaine une hausse des frais de bagages.
Les transporteurs nord-américains s’approvisionnent principalement auprès des raffineries du Canada et des États-Unis et restent moins exposés aux pénuries de carburant que l’Asie et l’Europe, mais ils pourraient voir leurs options de correspondance se réduire à mesure que les compagnies aériennes étrangères suppriment les liaisons les moins rentables.
Entreprise dans cette dépêche: (TSX:AC)
Christopher Reynolds, La Presse Canadienne