Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Projets informatiques en santé: Sonia Bélanger justifie les dépassements de coûts

durée 13h15
26 mai 2026
La Presse Canadienne, 2026
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

QUÉBEC — Le Québec doit respecter les recommandations de la commission Gallant et développer ses propres solutions informatiques, même si cela peut entraîner des dépassements de coûts, estime la ministre de la Santé, Sonia Bélanger.

«C'est dérangeant, mais c'est la bonne pratique», a-t-elle répondu au député péquiste des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, qui l'interrogeait mardi matin sur les coûts des grands projets informatiques à l'occasion de l'étude des crédits du ministère de la Santé.

M. Arseneau a notamment abordé le dossier du projet informatique d'orchestrateur de rendez-vous, dont les coûts ont explosé, passant de 18 millions $ à 126 millions $, a révélé une enquête de Radio-Canada.

La ministre n'a pas voulu confirmer un montant total exact, sinon de dire que le coût du projet s'élève «au-delà de 100 millions $».

Selon Radio-Canada, après avoir demandé à la firme Petal de développer un orchestrateur, le gouvernement aurait décidé de tout recommencer le travail pour développer une solution qui lui appartiendrait.

Mardi, Mme Bélanger a défendu cette décision, disant vouloir respecter les recommandations de la commission Gallant.

«Il y a une recommandation qui est très, très claire dans le rapport Gallant: c'est de s'assurer que le gouvernement puisse développer son autonomie, et ça, c'est extrêmement important.

«Donc, c'est dans ce contexte-là qu'il a été décidé, du côté de Santé Québec, d'octroyer un dossier du côté de CGI pour que le gouvernement puisse avoir son propre système.

«Ils développent, puis après ça, c'est à nous, au lieu d'être à la merci constante d'une firme, qui développe un produit avec nous, mais qui va aller le vendre après sur le reste de la planète. C'est ça, l'orientation.

«Là, je comprends que ça, c'est dérangeant, mais c'est la bonne pratique qu'on est en train de faire», a soutenu Mme Bélanger.

Caroline Plante, La Presse Canadienne