Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Québec injecte 141 M $ dans un plan d’action pour le mieux-être des Premières Nations

durée 11h42
17 juin 2022
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

MONTRÉAL — Québec a réduit de moitié le nombre de mesures de son plan d’action quinquennal pour améliorer le sort des Premières Nations et des Inuits afin de pouvoir concentrer ses efforts sur les besoins prioritaires. 

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, a présenté vendredi à Montréal un plan de 141 millions $ comprenant 52 mesures dans six chantiers, dont l’objectif est d’améliorer le mieux-être social et culturel des Autochtones. 

Ces chantiers, considérés comme prioritaires, visent la préservation et la valorisation de la culture et des langues autochtones ainsi que la protection et le soutien des femmes et des enfants autochtones. 

Les autres chantiers touchent les conditions socio-économiques et la santé des membres des Premières Nations et, enfin, leur rapport avec la justice et la sécurité publique. 

La présidente de Femmes autochtones du Québec, Marjolaine Étienne, ainsi que le grand chef de la communauté abénaki d’Odanak, Richard O’Bomsawin, présents pour l’annonce, se sont réjouis du climat d’ouverture et de discussion manifesté jusqu’ici par Québec pour l’élaboration du plan d’action. Les deux ont promis de talonner le gouvernement dans sa démarche, M. O’Bomsawin faisant valoir que «l’argent c’est bien, mais ce n’est pas ce qui résout les problèmes» et que les cinq prochaines années détermineraient si les bonnes intentions de Québec se seront traduites par des améliorations concrètes sur le terrain. 

Le ministre Lafrenière s’est par ailleurs engagé à trouver une voie de passage avec les Premières Nations quant à l’application de la loi 96, qui prévoit notamment des obligations en matière d’apprentissage du français et aucune mesure de sécurisation de la culture et des langues autochtones, deux éléments qui ont soulevé l’ire des communautés. M. Lafrenière a fait valoir qu’il reste deux ans avant l’entrée en vigueur de la loi et a dit vouloir une solution qui sera le fruit de discussions avec les leaders autochtones. 

Le ministre a aussi dû se défendre de faire cette présentation dans un esprit électoraliste, soulignant que le plan quinquennal précédent venait à échéance en 2022 et qu’il était nécessaire d’en présenter un autre à ce moment-ci. 

Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne