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Rogers conteste l'évaluation du Bureau de la concurrence sur la transaction avec Shaw

durée 18h13
3 juin 2022
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2 minutes

Par La Presse Canadienne, 2022

TORONTO — Rogers Communications affirme que l'opposition du Bureau de la concurrence à son projet de prise de contrôle de Shaw Communications n'est pas étayée par la preuve.

Le document présenté vendredi par le géant des télécommunications fait suite à l'annonce du commissaire de la concurrence au début du mois de mai selon laquelle il cherchait à bloquer la fusion de 26 milliards $, craignant que l'accord «empêche ou diminue sensiblement la concurrence dans les services sans fil».

Rogers dit que le commissaire n'a pas correctement évalué les effets quantifiables de la fusion, ni correctement pesé les gains d'efficacité qu'offre la transaction.

La société affirme également que son offre de céder la division sans fil de Shaw sous la marque Freedom devrait en grande partie répondre aux préoccupations du commissaire concernant la concurrence.

En mai, le commissaire a déclaré que la vente proposée de Freedom ne suffirait pas à remédier aux effets de la fusion sur la concurrence, faisant notamment valoir qu'en vendant Freedom, Shaw ne serait pas en mesure de regrouper ces services avec ses activités filaires.

Rogers affirme que les bénéfices d'un tel regroupement sont minimes et que les efforts du commissaire pour bloquer la transaction indépendamment des dessaisissements sont déraisonnables et contraires à la fois à l'économie et aux faits présentés au bureau.

En s'opposant à l'accord, le commissaire a déclaré que depuis son entrée sur le marché en 2016 avec l'acquisition de Freedom, Shaw a fait baisser les prix et rendu les données sans fil plus accessibles, et qu'une vente de la société sans fil réduirait ces effets bénéfiques.

Le commissaire a également déclaré que l'accord proposé avec Rogers avait déjà étouffé la concurrence de Shaw sur le marché, y compris un recul des plans d'expansion vers de nouveaux marchés, d'acquisition de plus de spectre sans fil et d'extension de ses services sans fil aux entreprises.

Rogers affirme dans son dossier que les effets supposés sur la concurrence du passage de Freedom aux services commerciaux ne sont pas étayés, tandis que la commission se trompe lorsqu'elle affirme que Shaw aurait fait les investissements nécessaires pour être une force concurrentielle dans le spectre sans fil 5G.

«Face à la perspective de faire ces importants investissements en capital, Shaw a plutôt choisi de vendre», a soutenu Rogers.

La société affirme également qu'une fois cédée, Freedom serait tout aussi bien placée pour rivaliser, car elle aurait le même spectre, les tours et les autres actifs d'exploitation.

Le Bureau de la concurrence a maintenant 14 jours pour répondre au document de Rogers. Rogers et Shaw ont convenu cette semaine de ne pas conclure la fusion tant que les objections du Bureau de la concurrence n'auront pas été résolues.


Entreprises citées dans cette dépêche: (TSX : RCI.B, TSX : SJR.B)

La Presse Canadienne