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SPVM: Ian Lafrenière nomme Me Anne-Marie Boisvert comme observatrice indépendante

durée 11h59
20 juin 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

MONTREAL — Le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, a nommé samedi Me Anne-Marie Boisvert comme observatrice indépendante afin d'assurer un suivi de l'enquête concernant les allégations de racisme visant des policiers montréalais.

M. Lafrenière a précisé dans une publication sur son compte X que le mandat de Me Boisvert sera de «vérifier que les enquêtes du SPVM, tant criminelle que disciplinaire, sont menées avec intégrité et impartialité» et de lui remettre un rapport avec ses constats et recommandations.

«Si elle relève une irrégularité ou un manque de collaboration du SPVM, elle devra m’en informer sans délai», a précisé le ministre.

M. Lafrenière a également indiqué que l'observatrice offrira ses observations à la Commission de la sécurité publique de Montréal, après en avoir convenu avec la mairesse Soraya Martinez Ferrada.

Dans son message sur X, il n'explique pas les raisons de son choix.

Le ministre a par ailleurs fait savoir qu'une enquête publique «n'est pas exclue au terme de l'enquête criminelle».

Il répond ainsi à une demande faite jeudi par quatre groupes de la société civile, qui veulent que le gouvernement déclenche une commission d’enquête publique sur «le racisme policier et le profilage racial au sein du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM)».

Hoodstock, la Clinique juridique de Saint-Michel, la Ligue des droits et libertés ainsi que l’Association canadienne des libertés civiles ont transmis une lettre à la première ministre Christine Fréchette pour lui faire part de leur demande.

Cette lettre a été envoyée environ une semaine après que le SPVM a annoncé, vendredi soir dernier, avoir démantelé une équipe du poste de quartier 39, à Montréal-Nord, en raison d'allégations graves de comportements racistes.

Jusqu'à présent, l'enquête amorcée en mars par le SPVM a mené à la suspension de 2 policiers — dont les dossiers ont été transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales — et à la réaffectation de 14 autres.

L'enquête du SPVM concerne des allégations de «gestes et de comportements inacceptables». Selon ce qu'ont rapporté plusieurs médias, des policiers auraient notamment coupé les cheveux de citoyens racisés afin d'en faire des «trophées».

M. Lafrenière se fait ainsi l'écho de la première ministre, qui avait confirmé vendredi qu'elle ne ferme pas la porte à déclencher une enquête publique, soulignant que «toutes les possibilités sont sur la table».

Mme Fréchette a toutefois rappelé qu'elle veut d'abord attendre de connaître le résultat de l'enquête qui est déjà en cours.

— Avec des informations de Mathieu Paquette

La Presse Canadienne