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11 août 2018 - 13:00

Enquête de Royal LePage

Plus de 1,4 million de baby-boomers à travers le Canada comptent acheter une résidence dans les cinq prochaines années

D’après l’enquête de Royal LePage sur les tendances des baby-boomers publiée aujourd’hui, 17 pour cent des baby-boomers canadiens (nés entre 1946 et 1964) ont l’intention d’acheter une nouvelle résidence dans les cinq prochaines années.

Ces achats devraient avoir des effets considérables sur le marché étant donné que ce segment démographique représente plus de 1,4 millions d’acheteurs et de vendeurs potentiels. Les résultats de l’enquête, menée par Léger, indiquent également que plus de la moitié (59 pour cent) choisissent de rénover leur résidence actuelle plutôt que d’en acheter une nouvelle.

« Ne les sous-estimez pas: ce groupe non négligeable influencera le marché de manière significative au cours des années à venir, puisqu’un autre 1,4 million d’entre eux vendront leurs biens immobiliers pour s’en procurer d’autres d’ici 2023 », a indiqué Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage. « Bien qu’une vague de consommateurs plus âgés fera s’accroître la concurrence pour les appartements en copropriété plus particulièrement, cette cohorte n’investira pas dans un seul type de propriété. »

« Nos recherches démontrent que les plus petites villes et marchés récréatifs attireront plus d’investissements que les grandes villes », poursuit M. Soper. « Cet important segment de population perçoit nos grandes villes comme généralement inabordables pour la retraite. »

Les résultats de l’enquête indiquent que 44 pour cent des répondants aux quatre coins du pays hébergeant toujours des enfants à la maison ne s’attendent pas à ce que ces derniers quittent le nid avant d’avoir atteint entre 21 et 25 ans, et 21 pour cent s’attendent à ce qu’ils partent de la maison entre 26 et 30 ans. Dix-huit pour cent des répondants s’attendent à ce que leurs enfants partent après avoir atteint 30 ans, dont 9 pour cent qui pensent qu’ils partiront au-delà de leurs 35 ans. Ce pourcentage triple pratiquement en Colombie-Britannique où 24 pour cent des répondants ayant des enfants à la maison s’attendent à ce que ces derniers quittent le domicile familial au-delà de leurs 35 ans. D’après l’Enquête sur la masse critique des milléniaux] de Royal LePage réalisée l’année dernière, 14 pour cent des membres de la masse critique des milléniaux interrogés vivent actuellement avec leurs parents. 

« Notre recherche de 2017 sur la plus vaste cohorte de premiers acheteurs au Canada, que nous appelons « la masse critique des milléniaux », a montré que ses membres sont nombreux à rester au sein du nid familial bien au-delà de l’âge traditionnel de sortie », a dit M. Soper. « Dans le cadre de cette étude de marché, nous avons confirmé que les baby-boomers permettent à leurs enfants de rester à la maison bien après leur entrée dans l’âge adulte. Toutefois, ils n’y resteront pas éternellement, et lorsqu’ils partiront, les parents seront à la recherche d’un appartement en copropriété. »

Actuellement à travers le Canada, selon l’enquête, plus des trois quarts (77 pour cent) des baby-boomers sont propriétaires d’une résidence, tandis que près d’un baby-boomer sur cinq (19 pour cent) est locataire et qu’une infime minorité (1 pour cent) vit avec des membres de la famille. Quand on examine de plus près les habitations actuelles, une majorité (61 pour cent) de baby-boomers à travers le Canada vit dans une maison détachée, suivie par 21 pour cent vivant dans un appartement en copropriété, puis par 12 pour cent vivant dans une maison jumelée ou une maison en rangée. Des boomers interrogés qui planifient faire l’acquisition d’une nouvelle propriété au cours des cinq prochaines années, 45 pour cent ont l’intention d’acheter une maison détachée, 32 pour cent choisissent un appartement en copropriété, tandis que 10 pour cent ont indiqué être intéressés par une maison jumelée ou en rangée et 5 pour cent, ont dit être intéressés par une propriété récréative.

Projets de retraite et perceptions de l’accessibilité au logement

Lorsqu’on les interroge au sujet de leurs projets à l’approche ou au cours de la retraite, un baby-boomer sur cinq (20 pour cent) a l’intention d’acheter une nouvelle résidence, tandis que 71 pour cent d’entre eux comptent rester dans leur résidence actuelle. Les répondants avaient des sentiments mitigés en ce qui concerne leur souhait d’opter pour un logement plus petit puisque moins de la moitié d’entre eux (41 pour cent) ont indiqué qu’ils rechercheraient une habitation plus petite à la retraite, tandis que tout juste la moitié (52 pour cent) n’en ont aucunement l’intention.

En réfléchissant aux hausses récentes du prix des maisons dans plusieurs marchés canadiens, plus de la moitié (56 pour cent) des baby-boomers sondés ont répondu qu’ils considéraient que le marché du logement de leur ville ou région était inabordable. Ce nombre grimpe jusqu’à 78 pour cent et 63 pour cent des répondants de la Colombie-Britannique et de l’Ontario, respectivement. Quand on les interroge au sujet de leur souhait de déménager, plus d’un tiers (34 pour cent) des répondants à l’échelle nationale ont confié être ouverts à l’idée de déménager dans une autre ville ou banlieue, là où le prix des propriétés est plus abordable. Parmi les répondants disposés à déménager pour rechercher une meilleure accessibilité, 35 pour cent préféreraient rester dans un rayon d’une heure de leur résidence actuelle, 30 pour cent seraient prêts à s’aventurer plus loin (à une heure ou plus de distance), tandis que 20 pour cent ont expliqué être ouverts à l’idée de vivre n’importe où. 

Une minorité de répondants projettent d’acheter ou d’habiter une résidence secondaire, ou d’habiter dans une autre région pour une partie de l’année. Dix pour cent comptent acheter une résidence secondaire, tandis que 15 pour cent planifient vendre leur résidence principale pour partir s’installer de façon permanente dans une propriété secondaire dont ils sont déjà propriétaires. À l’approche ou au moment de la retraite, près d’un quart des baby-boomers à l’échelle nationale projettent de partir habiter dans une autre ville (24 pour cent) ou dans un autre pays (23 pour cent) pendant au moins trois mois de l’année.

Situation financière et soutien aux enfants

De façon générale, une grande partie de la population des baby-boomers se trouve dans une situation financière solide et sur la bonne voie pour terminer le remboursement de leur prêt hypothécaire si ce n’est pas déjà le cas. Selon l’enquête, plus des trois quarts (77 pour cent) des propriétaires d’une maison ont déjà remboursé 50 pour cent de leur prêt, alors que 61 pour cent en ont déjà remboursé plus de 90 pour cent. Entre-temps, la moitié (50 pour cent) des baby-boomers propriétaires d’une résidence ont une épargne-retraite liée à l’immobilier à moins de 25 pour cent.

S’ils devaient acheter une propriété, 54 pour cent des répondants ont indiqué avoir un budget d’un montant inférieur à 450 000 $, tandis que 25 pour cent d’entre eux ont un budget supérieur ou égal à 450 000 $. Étant donné l’état du marché actuel, de nombreux baby-boomers perçoivent très peu les incidences des nouvelles mesures du BSIF mises en place par le gouvernement fédéral sur leur situation personnelle. La moitié (50 pour cent) des sondés n’ont pas le sentiment que les nouvelles mesures du BSIF toucheront le type de propriété qu’ils peuvent se permettre. Toutefois, une personne sur quatre (25 pour cent) est convaincue que les mesures pourraient avoir des effets sur leurs options, tandis qu’environ une personne sur cinq (21 pour cent) a indiqué que ces mesures ont eu pour effet de les faire réfléchir à deux fois avant d’acheter une résidence.

De nombreux baby-boomers sont prêts à aider leurs enfants à acheter un bien immobilier, 47 pour cent desquels affirment qu’ils subventionneraient l’acquisition d’une maison pour leurs enfants dans une certaine mesure. Si leurs enfants leur demandaient de l’aide, 41 pour cent d’entre eux donneraient moins de 25 pour cent de la valeur totale de la maison, tandis que 5 pour cent offriraient une somme égale ou supérieure au quart du prix d’achat de la résidence.

« Les baby-boomers constituent la génération la plus nantie de toute l’histoire du Canada, même si leurs parcours fût empreint de défis et d’adversité. Ayant vécu de nombreuses récessions économiques difficiles, la valeur nette associée à leur résidence s’est révélée être un gage de prospérité. C’est une génération qui attache beaucoup d’importance au fait d’être propriétaire et qui souhaite que ses enfants connaissent cette même chance », a conclu M. Soper.

Conclusions et tendances régionales

Québec

Les baby-boomers du Québec sont les plus susceptibles de se satisfaire de leurs conditions de vie actuelles. En effet, 11 pour cent comptent acheter une nouvelle propriété dans les cinq prochaines années, et 12 pour cent planifient d’en acheter une à la retraite. Ce sont les taux les moins élevés de toutes les régions sondées. Près des deux tiers (62 pour cent) des sondés ont répondu préférer rénover plutôt que d’acheter une nouvelle résidence, et 77 pour cent n’ont aucunement l’intention de partir s’installer dans une nouvelle ville à la retraite, ce qui est le taux le plus bas de toutes les régions sondées, à égalité avec les provinces de la côte atlantique.

Les résultats de l’enquête indiquent que ces projets demeurent inchangés alors que leur mode de vie évolue. En outre, 27 pour cent des baby-boomers québécois comptent opter pour une résidence plus petite à l’approche ou au début de la retraite, tandis que 16 pour cent envisagent ce changement lorsque leurs enfants auront quitté le domicile familial, ces deux pourcentages étant les plus bas du pays.

« Quand les baby-boomers du Québec vendent leur propriété, c’est pour l’une de deux raisons : débloquer la valeur nette soit pour profiter de la vie, soit pour aider leurs enfants à acheter une maison », a expliqué Pierre Lafond, courtier immobilier chez Royal LePage Tendance. « Ceux qui choisissent d’opter pour la location le font pour s’éviter les inconvénients qui viennent avec le fait d’être propriétaire. Lorsqu’ils cherchent à réduire la taille de leur logement, ils achètent normalement une propriété plus haut de gamme, qu’il s’agisse d’une maison détachée ou d’un appartement en copropriété. »

Malgré la certitude répandue selon laquelle être propriétaire d’une maison est un bon investissement (89 pour cent des répondants), les baby-boomers du Québec sont les moins susceptibles d’être propriétaires de leur habitation (72 pour cent) juste devant les Britanno-Colombiens (70 pour cent). La moitié (50 pour cent) des baby-boomers québécois sont convaincus que le marché du logement de leur région est abordable.

Canada atlantique

Pour la plupart, les baby-boomers des provinces du Canada atlantique demeurent dans leur résidence à l’approche de la retraite. En particulier, 80 pour cent des répondants n’ont aucunement l’intention d’acquérir une nouvelle résidence dans les cinq prochaines années, ce qui est le taux le plus élevé de toutes les régions sondées. D’ailleurs, 64 pour cent des baby-boomers de la région ont répondu préférer rénover leur maison actuelle plutôt que d’acheter une nouvelle propriété, et 77 pour cent d’entre eux ne comptent pas déménager vers une autre ville une fois à la retraite, ce qui est le taux le plus élevé du pays (à égalité avec le Québec).

Toutefois, près de la moitié (42 pour cent) des baby-boomers de la région atlantique ont indiqué compter réduire la taille de leur logement pendant la retraite, et ils sont le plus ouverts à l’idée de passer leurs vieux jours dans une propriété récréative. En effet, 23 pour cent des répondants planifient de vendre leur résidence principale et de s’installer dans leur résidence secondaire à la retraite, ce qui est le taux le plus élevé de toutes les régions sondées à cet égard. S’ils devaient acheter une nouvelle résidence à l’approche de la retraite, les baby-boomers du Canada atlantique sont les moins enclins à considérer un appartement en copropriété (29 pour cent) et de loin les plus enclins à considérer une propriété récréative (32 pour cent).

« De nombreux baby-boomers de la région optent pour un logement plus petit, par exemple, dans des complexes d’appartements pour la retraite, par opposition à des maisons détachées plus petites », a observé Donna Gardiner Thompson, dirigeante-propriétaire et représentante des ventes à l’agence Royal LePage Gardiner Realty. « Les baby-boomers dans la région sont très conservateurs et sensibles aux prix. Ils doivent être motivés pour réinvestir dans une autre propriété. Ils sont nombreux à simplifier leurs dépenses et exploiter la valeur nette de leur résidence. Il y a par ailleurs une tendance à la hausse en matière de locations haut de gamme; ces logements leur permettent une meilleur prédictibilité financière. »

« Nous avons en outre observé une tendance des baby-boomers à quitter Calgary, Toronto et Vancouver. Ces derniers vendent à profit leur propriété dans les marchés des grandes villes, pour réinvestir leurs avoirs dans une région plus abordable et y établir leur résidence principale », ajoute Mme Gardiner. « Les baby-boomers d’aujourd’hui savent ce qu’ils recherchent de leur maison, et de leur style de vie. Cela inclut un budget pour voyager, et une vie à proximité des activités et services de la municipalité. »

À l’instar de nombreux baby-boomers aux quatre coins du pays, les baby-boomers du Canada atlantique sont convaincus qu’être propriétaires d’une résidence est un bon investissement (89 pour cent), et ils sont prêts à aider leurs enfants à atteindre ce but. D’ailleurs, 47 pour cent ont indiqué qu’ils subventionneraient l’acquisition d’une maison par un de leurs enfants. Cette tendance peut s’expliquer par le ressenti selon lequel la région est abordable : 55 pour cent des baby-boomers de la région atlantique confient que le marché du logement de leur région est abordable, soit le taux le plus élevé de toutes les régions sondées.

Méthodologie

Une enquête en ligne a été effectuée auprès de 1 000 membres de la génération des baby-boomers (âgés de 54 à 72 ans) entre le 12 et le 17 juillet 2018 par l’entremise du panel en ligne de la société Léger. Un échantillon probabiliste de la même taille produirait une marge d’erreur de +/- 3 pour cent, 19 fois sur 20. Pour acquérir une meilleure connaissance de la dynamique des marchés et des groupes démographiques par région, des entretiens ont été menés avec des courtiers immobiliers de Royal LePage dans les villes ciblées.

 

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