Vaccination et nouveaux variants
« On ne vaccine presque plus » se désole Christian Dubé
Cabinet du premier ministre du Québec
Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, n’avait pas de bonnes nouvelles concernant la situation de la vaccination au Québec en point de presse vendredi.
En effet, le ministre Dubé a amorcé la conférence de presse en décriant l’incapacité du gouvernement fédéral à obtenir les doses des vaccins permettant de freiner la contamination de la COVID-19.
Celui-ci indiquait que, malgré que le système de vaccination partout au Québec est bien en place pour acheminer les doses, « on ne vaccine presque plus » dans la province.
« C’est comme si on avait une voiture neuve, solide, mais on n'a pas d’essence », illustrait Christian Dubé.
Le ministre de la Santé a indiqué que le gouvernement « s’accrochait » tout de même à la promesse du fédéral que toutes les doses de vaccin seraient livrées d’ici le 31 mars 2021.
Freiner les variants
Accompagné du directeur national de la santé publique, le Dr Horracio Arruda, le ministre Dubé a également fait le point sur la situation des nouveaux variants du SARS-CoV-2.
En effet, le gouvernement et la santé publique indiquent suivre de près la progression des huit variants provenant des autres pays du monde qui ont répertoriés par les scientifiques québécois.
Le variant britannique est, sans l’ombre d’un doute, celui qui est le plus examiné au Québec.
Christian Dubé a révélé les trois stratégies sur lesquelles se base la réponse québécoise pour se protéger des nouveaux variants: la diminution de la contagion générale, le traçage et l’analyse par séquençage et par criblage.
En regard de la diminution de la contagion, le ministre a soulevé que la présence de nouveaux variants implique que les Québécois doivent « se faire dépister aux moindres symptômes » afin de permettre le traçage.
Le suivi des quarantaines sera également plus rigoureux alors toute personne qui aura été déclarée positive au variant de souche étrangère sera suivie de façon quotidienne par la santé publique.
Christian Dubé et le Horacio Arruda ont également indiqué que les analyses de séquençage de nouveaux variants seront pleinement opérationnelles dans les prochaines semaines dans les laboratoires du Québec.
Le Dr Harruda a notamment accentué sur la nécessité de respecter, l’isolement, le dépistage et le respect des mesures sanitaires actuelles et celles qui seront en vigueur en date du 8 février afin de contrôler une potentielle propagation du variant britannique.
Cependant, le directeur national de santé publique a mentionné que l'apparition des nouvelles souches de la COVID-19 « ne surprend pas ».
Celui-ci a d'ailleurs indiqué que le processus de séquençage, nécessaire à l'identification des nouvelles souches au Québec, sera également augmenté afin que 10% des cas déclarés soient analysés. Avant la progression des nouveaux variants au pays, la santé publique analysait 3% des cas par séquençage.
Le processus de criblage, permettant la reconnaissance des variants connus, sera également intensifié assure Horacio Arruda. « Le criblage va être rendu disponible dans plusieurs laboratoires du Québec », indique le directeur national de santé publique.
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