Affaires

Creusage d’urgence dans la Baie Lavallière

Sébastien Lacroix

En raison de conditions exceptionnelles, les maires de la MRC de Pierre-De Saurel ont autorisé le creusage d’urgence de deux cours d’eau dans la baie Lavallière, un dossier qui faisait l’objet de vives contestations de la part des agriculteurs.

« Les fortes précipitations que nous avons connues et le fait qu’il est nécessaire d’améliorer la situation le plus rapidement possible pour les terres agricoles ont fait en sorte que les maires ont reconnu le caractère urgent de l’opération », rapporte le directeur général de la MRC, Denis Boisvert.

Cette décision permet à la MRC de se soustraire de l’obligation d’aller en appel d’offres publiques et ainsi accélérer le début des travaux en confiant à Béton Laurier le creusage de la décharge des 40 et du cours d’eau du Marais, selon un tarif horaire. Ceux-ci doivent commencer dès que les conditions de terrains permettront une capacité portante suffisante pour supporter des équipements lourds telle qu’une pelle mécanique.

« Nous avons eu des précipitations comme nous en voyons environ une fois par cent ans, indique Denis Boisvert. Comme c’est un marais et qu’il est situé très bas, en plus de drainer presque tous les cours d’eau de la MRC, la baie a un égouttement qui est très lent ».

Disons que le temps presse pour réaliser les travaux, puisque la date limite est fixée au 1er octobre. « Si nous sommes pour dépasser cette date, nous allons faire creuser le fond des cours d’eau en priorité. Si nous faisions des travaux sur le talus, il faudrait un paillis de protection, ce qui serait plus dispendieux », continue-t-il.« Le fait que nous soyons limités entre le 1er août et le 1er octobre pour faire les travaux, plutôt qu’entre le 1er mai et le 15 octobre comme c’était le cas jusqu’à il y a deux ou trois ans, ça entraîne une augmentation du coût des soumissions. Comme les entrepreneurs sont plus occupés, ils augmentent leur prix parce qu’ils doivent louer des équipements », explique M. Boisvert. 

« Nous avons fait des pressions, sans succès », déplore Denis Boisvert, qui rappelle que les MRC de la Montérégie ont dénoncé les nombreuses exigences environnementales plus sévères dont elles sont la cible par leur direction régionale du ministère de l’Environnement.

Pour ce qui est de la première rivière Pot au Beurre, qui fait aussi partie des demandes des agriculteurs dont les terres sont victimes d’inondations, la MRC compte réaliser les travaux de creusage en 2012. « Nous avons pris les relevés de terrain l’an dernier, mais ça devrait aller à l’an prochain parce que nous n’avons pas encore complété le dossier et que nous n’avons pas encore reçu les autorisations », explique le directeur général.

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