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Les eaux de procédé de Rio Tinto Fer et Titane au service de la communauté?

Le Technocentre, en collaboration avec le CLD et la SADC, tâte présentement l’intérêt pour un projet de pipeline dans lequel circulerait de l’eau chaude provenant de Rio Tinto Fer et Titane.

« C’est de l’eau de procédé dont l’entreprise se sert pour refroidir les fours de réduction. Pour eu aussi c’est intéressant, parce que nous leurs éviterions des frais pour la refroidir », explique le directeur général du Technocentre, Normand Gariépy. « Même refroidie, l’eau est suffisamment chaude pour chauffer l’équivalent de 10 000 maisons, ou encore un complexe de serres d’une superficie d’environ six terrains de football. L’énergie produite serait comparable à celle d’une centrale électrique », indique-t-il.

Pour que le projet aille de l’avant, les partenaires impliqués dans le dossier cherchent à avoir suffisamment de clients potentiellement intéressés pour justifier les investissements qui pourraient s’élever jusqu’à 18 M$. La construction du pipeline est aussi susceptible d’entraîner des investissements de l’ordre de 25 M$ pour un éventuel complexe de serres permettant de créer jusqu’à 200 emplois.

« Il faudrait que nous trouvions un méga projet. Si nous allons vers les serres, encore faut-il trouver une culture qu’il n’y a pas sur le marché. Parce que des tomates, il y en a déjà beaucoup. Ce peut être des fines herbes de la laitue », commente Norman Gariépy. « Le pipeline pourrait chauffer un centre communautaire, une école ou une entreprise au passage, mais ça ne vaudrait pas la peine de le construire juste pour ça. Parce que, quant à ça, ils sont mieux de se brancher sur le gaz naturel pour avoir le même rendement pour beaucoup moins cher », explique le directeur général. « Il y a toute sorte de projets qu’on peut réaliser avec cette technologie. Ce peut servir à faire fonctionner les réfrigérateurs d’une entreprise alimentaire. Parce qu’en plus de chauffer, l’eau de procédé nous permet de climatiser », ajoute-t-il.

La construction du pipeline est aussi susceptible d’entraîner des investissements de l’ordre de 25 M$ pour un éventuel complexe de serres permettant de créer jusqu’à 200 emplois.

« Nous avons aussi eu des discussions avec le service d’urbanisme de la Ville de Sorel-Tracy. Si jamais un promoteur est intéressé par la technologie, elle pourrait servir à un futur « écoquartier » où, plutôt que d’être reliés au réseau d’Hydro-Québec, les maisons seraient chauffées durant l’hiver, et climatisées tout au long de l’été », poursuit-il. « Ça pourrait servir à toute sorte de choses, que ce soit une usine qui a du bois à sécher ou à une pisciculture qui veut maintenir la température de l’eau et assurer une croissance continue des poissons », énumère le directeur général du Technocentre en écologie industrielle, Norman Gariépy.

Si jamais la demande est suffisante, les partenaires confieront à une firme en génie civil le mandat d’évaluer la faisabilité du projet. « Le pipeline pourrait être situé le long de l’autoroute 30 et de la route 132. Il nous faut connaître son trajet précis pour en évaluer les coûts, dit-il. Cette technologie est utilisée ailleurs dans le monde, comme dans le Grand Nord canadien ».

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