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5,6 milliards raisons pour s’afficher sur le Web

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18 avril 2012
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Par André Péloquin

Chroniqueur web révélé au grand public grâce à ses chroniques à l’émission Salut Bonjour, François Charron est un drôle d’oiseau. Bien que son site web personnel attire, en moyenne, 400 000 internautes chaque mois, Charron se défend d’être un individu branché sur les nouvelles technologies. « Je suis un “mononc’”, lance-t-il, pince-sans-rire, avant de s’expliquer. « Je privilégie une approche de consommateur et de vulgarisateur plutôt que de spécialiste. » C’est d’ailleurs avec cette optique en tête que Charron et la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) lançaient ce mercredi l’opération Branchons les PME de la MRC Pierre-De Saurel.

Un nouveau Klondike

Bien que les Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux populaires laissent croire que la population québécoise a finalement emboîté le pas Web, il n’en est rien selon le spécialiste de passage à Sorel-Tracy dans le cadre d’une tournée qui le mènera dans une quarantaine de villes désirant mettre en valeur sur Internet leurs PME locales. Ainsi, selon des statistiques récentes, seulement 50 % des PME québécoises s’afficheraient sur le Web. De ce nombre, 50 % n’auraient toutefois pas de site web officiel et, par conséquent, passeraient sous le radar de Google qui, au fil des années, est devenu la pierre angulaire de l’Internet. « Imaginez! Le Groupe Pages Jaunes a même perdu de sa valeur boursière tant tout se passe par Google, maintenant! », commente-t-il.

Pire encore, peu d’entreprises branchées profitent des pleines capacités de l’Internet, un réseau où les consommateurs ont dépensés par moins de 5, 6 G$ l’année dernière. « Des PME en ligne, 10 % seulement ont une boutique en ligne! Et on est en 2012! », s’exclame Charron. « La catastrophe est là : peu d’argent de ce montant revient à des entreprises locales. Imaginez si cet argent aurait abouti que dans des PME québécoises, ça serait capoté! », ajoute-t-il tout en expliquant que le fait francophone peut se distinguer de l’anglais, « langue officielle » du Web. « Après tout, ce n’est pas tous les Québécois qui sont à l’aise de consommer sur des boutiques en ligne exclusivement qu’en anglais. On ne veut pas tous cliquer sur ‘I agree’ , [‘j’accepte cette transaction’] à l’aveuglette! »

Toujours selon ce spécialiste, une présence sur le Web est maintenant primordiale pour une PME. « Il y a des années, est-ce qu’un commerçant hésitait à se procurer une ligne commerciale ou à s’afficher dans le bottin téléphonique? Ça devrait être la même chose sur le Web. Même qu’actuellement, si un commerçant devait avoir à choisir entre sa ligne téléphonique et la production de son site web, il devrait opter pour le dernier! » Plutôt que de s’épivarder d’un réseau social à l’autre, François Charron opte plutôt pour la création d’un site web personnalisé avant de miser sur Facebook et compagnie. « Y’a un effet de "buzz" autour des réseaux sociaux. Le temps passé sur la promotion de votre commerce sur Facebook est non seulement de la publicité pour Mark [Zuckerberg, le fondateur de Facebook], mais du temps que vous auriez pût consacrer à votre propre site!  De plus, le nombre d’entreprises québécoises qui se sont réellement distinguées sur les médias sociaux est vraiment limité. »

Des affaires branchées

Sylvie Pouliot, directrice générale de la SADC Pierre-de Saurel croit, elle aussi, que les PME locales doivent investir  sur leur présence web… sans toutefois s’emballer. « Pourquoi s’offrir une Mercedes quand on n’en a pas besoin? », relativise-t-elle en suggérant aux gens d’affaires qui en sont à leurs premiers balbutiements sur la toile d’investir avec parcimonie dans la création de leur site web. D’où la promotion de votresite.ca, une plateforme abordable mise de l’avant par Charron qui permet la création de sites et de boutiques en ligne. Le spécialiste y offre même des conseils et des formations. « J’ai pris un mois à préparer ces cours », indique-t-il. « Mine de rien, c’est tout un boulot de simplifier! », conclut-il. La SADC, de son côté, offre une aide financière pour épauler les entreprises dans leurs stratégies web.

Des formations sur la création de site web liées à votresite.ca seront offertes dans la région en avril et en mai. Pour avoir plus de détails : www.formationsorel-tracy.qc.ca. Pour avoir plus de détails sur l’aide financière de la SADC : sadc.pierredesaurel.net ou 450 746-555.

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