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Travailleurs qualifiés recherchés

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1 octobre 2013
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Par Marilyne Champagne

Lorsqu'il est question d'employabilité, on aborde souvent la question de la disponibilité des emplois et du chômage. Mais dans la MRC de Pierre-De Saurel, ce sont les travailleurs qui manquent à l'appel…

Selon les plus récents Indicateurs du marché du travail (2011) dévoilés par l’Institut de la statistique du Québec, le taux de chômage dans la MRC de Pierre-De Saurel serait de 5,8 %, un chiffre qui correspond à celui de la Montérégie.

Bien qu’il s’agisse d’un taux plutôt bas, il ne faut pas sauter trop vite aux conclusions. C’est du moins la mise en garde que fait Régis Martel, économiste principal à la Direction régionale d’Emploi Québec. « Si le taux de chômage est identique à celui de la Montérégie, il y a une énorme différence et elle concerne le taux d’activité. »

De fait, le taux d’activité pour la MRC de Pierre-De Saurel est de 55,4 %, comparativement à 67,2 % pour la Montérégie et de 74,1 % pour la MRC voisine Marguerite-D'Youville. Cela signifie que seulement 55,4 % de la population est « active » sur le marché du travail, c'est-à-dire avec un emploi ou à la recherche d’un emploi.

À peine une personne sur deux dans la MRC de Pierre-De Saurel participe à l’emploi. En 2011, le taux d’emploi était de 52,2 %.

Exode des jeunes

Les conséquences de ce faible taux d'activité se fait ressentir chez les employeurs d'ici. Pour Nassin Keraouche, chargé de projet pour l’Orienthèque, accès-région transit, à Sorel-Tracy, tout dépend des postes.

« Ceux qui demandent un minimum de spécialisation ou de qualification sont comblés à l’extérieur dans environ 80 % des cas. Certains postes peuvent rester afficher deux à trois mois », dit-il.

Selon ce dernier, l’exode des jeunes professionnelles y est pour beaucoup, tout comme la nature des postes offerts, qui sont plutôt concentrés dans l’industrie lourde.

« Il manque totalement de jeunes pour combler la demande ajoute-t-il. Les plus actifs, voire proactifs, en recherche d’emploi ici, ont au-delà de 40 ans. »

Selon M. Keraouche, le Centre de santé et de service sociaux (CSSS) Pierre-De Saurel peine aussi à combler les postes en santé dans la région. « On remarque que de 50 à 60 % du recrutement doit se faire à l'extérieur. Parmi les nouveaux médecins de famille, certains viennent même de France. »

Population en déclin

Pour l’économiste, ce faible taux d'activité signifie qu’une partie importante de la population est tributaire de « transferts » pour vivre et non pas des revenus directs d’un emploi, incluant les prestations d’assurance-emploi, d’aide sociale, des rentes du Québec ou d'autres revenues personnels.

« À l’échelle de la Montérégie, c’est la situation la plus préoccupante. Elle détonne par rapport aux autres régions et s’apparente davantage à certaines régions de la Mauricie. »

Ce bas taux d’activité, l’économiste l’explique aussi par la diminution de la population, qui n’a pas cessé de chuter de 1991 à 2006, passant de 53 656 personnes à 49 932.

Il pointe des facteurs comme l’exode des jeunes vers les grands centres urbains, le vieillissement de la population et la stagnation, qui vient du fait que le nombre de naissance ne dépassent pas celui des personnes décédées. Parmi les 65 ans et plus, seulement 5 % sont actifs sur le marché du travail.

Bien qu’on note une légère hausse en 2011, avec 50 900 habitants, la population n’est pas nécessairement composée de personnes qui viennent gonfler les rangs de la population active. À titre d’exemple, M. Martel fait valoir la migration de personnes âgées des municipalités voisines de la MRC de Pierre-De Saurel vers Sorel-Tracy, qui possède un centre hospitalier et des structures d’accueil. « La croissance est à peu près nulle », fait-il remarquer.

L'avenir…

Si on se projette dans un avenir rapproché, l'économiste Régis Martel prévoit que le taux de chômage dans la région devrait être à la baisse à cause des baby-boomers qui prendront leur retraite, laissant plusieurs postes vacants.

Depuis 2011, les premiers baby-boomers commencent d'ailleurs à prendre leur retraite. La plus force concentration est née en 1957. « Rien n’indique qu’il y aura création d’emplois. Un faible taux ne traduit pas non plus une effervescence dans l’activité économique. »

M. Martel avance même que dans certains cas, un taux de chômage à la baisse peut masquer certaines mises à pied, qui ne font pas exploser le chômage. « L’effet est dissimulé. » Il observe même une corrélation entre le prix de l’acier et l’emploi…

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