Nous joindre
Publicité

Dès aujourd'hui

Hausse du versement minimal sur les cartes de crédit

Hausse du versement minimal sur les cartes de crédit
Photo: Archives

Un changement important dans les règles de remboursement du paiement minimal sur le solde d’une carte de crédit entre en vigueur ce lundi.

Les personnes détentrices d’une carte de crédit avant le 1er août 2019 dont le pourcentage du versement minimal mensuel était fixé à moins de 3,5 % doivent dorénavant effectuer chaque mois un paiement qui doit correspondre à 3,5 % du solde dû indiqué sur l’état de compte.

Ce changement est en vigueur jusqu’au 31 juillet 2023; il sera suivi de quelques autres ajustements.

En effet, l’Office de la protection du consommateur du Québec (OPCQ) signale qu’à compter du 1er août 2023, l’émetteur de la carte de crédit devra exiger un versement minimal correspondant à au moins 4 % du montant dû. Ce pourcentage sera relevé à 4,5 % un an plus tard, le 1er août 2024, et à 5 % le 1er août 2025.

L’OPCQ rappelle que c’est la Loi sur la protection du consommateur qui prévoit le pourcentage du versement minimal qui peut être exigé. D’ailleurs, les personnes qui détiennent un contrat de carte de crédit depuis le 1er août 2019 ont déjà un versement minimal à effectuer chaque mois qui doit correspondre à au moins 5 % du solde dû.

D’autre part, l’émetteur d’une carte de crédit a le droit de réclamer un paiement minimal de plus de 3,5 % du solde, si le contrat le prévoyait déjà. Toutefois, il ne peut le faire s’il a modifié le contrat sans l’accord du détenteur de la carte de façon à excéder 3,5 %.

L’Office de la protection du consommateur signale qu’il est toujours préférable de payer le solde de la carte de crédit chaque mois, afin d’économiser des frais de crédit. Le paiement du versement minimal chaque mois fait en sorte que le remboursement de la dette est faible.

Par exemple, si une personne achète un bien de 1000 $ avec sa carte de crédit ayant un taux de crédit de 19,90 % et ne rembourse qu’avec le versement mensuel minimum de 3,5 % du solde dû, les frais de crédit s’élèveront à 927,95 $. Il lui faudra neuf ans et neuf mois pour tout rembourser.

En juin dernier, un rapport de la firme d’analyse de crédit Equifax Canada signalait que les consommateurs canadiens utilisent de plus en plus leurs cartes de crédit. Les dépenses mensuelles moyennes par carte de crédit ont augmenté de 17,5 % au premier trimestre de 2022 par rapport à la même période, l’an dernier. La plus forte hausse des dépenses avec cet outil de consommation, de 20,4 %, a été observée en Ontario, devant celle du Québec où elles ont progressé de 18,4 %.

En général, ce sont les jeunes consommateurs qui ont fait le plus augmenter leurs dépenses par carte de crédit.

Equifax Canada a aussi observé que le volume de nouvelles cartes a augmenté de 31,2 % par rapport au premier trimestre de 2021. 

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Ottawa présentera les détails de sa réponse tarifaire mardi
AffairesPublié à 9h00

Ottawa présentera les détails de sa réponse tarifaire mardi

Le gouvernement fédéral doit dévoiler en détail les droits de douane de rétorsion qui seront imposés par le Canada à l'encontre des États-Unis, mardi. Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, la ministre de l'Industrie, Mélanie Joly, la ministre de l'Emploi, Patty Hajdu, et le ministre de l’Intelligence artificielle, Evan ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Les nouveaux droits de douane américains menacent la reprise économique
AffairesPublié hier à 15h00

Les nouveaux droits de douane américains menacent la reprise économique

Les économistes mettent en garde contre le fait qu’une nouvelle escalade de la guerre commerciale avec les États-Unis mettrait en péril la reprise économique naissante du Canada. Les États-Unis ont imposé en fin de semaine des droits de douane de 50 % sur environ 28 milliards $ de produits canadiens, après l’échec des négociations ...

LIRE LA SUITE
Publicité
La Banque du Canada s'inquiète des risques liés au crédit privé
AffairesPublié le 23 août 2026

La Banque du Canada s'inquiète des risques liés au crédit privé

La Banque du Canada surveille de près l’essor d’un modèle de crédit alternatif qui expose les investisseurs et les banques canadiennes à un volume de prêts s’élevant à 500 milliards $, dont la plupart échappent à la vue du grand public. La préoccupation porte sur le crédit privé, qui ne fait pas l’objet d’une définition ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter La Presse Canadienne