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Séances : le nouveau documentaire de Danic Champoux

« Je pense que c'est un film qui va faire partie des outils qu'auront à leur disposition les gens qui devront subir des traitements de chimiothérapie. J'espère qu'il va se ramasser dans tous les hôpitaux, les salles d'oncologie et les bibliothèques du Québec, ou encore, sur Internet. » - Danic Champoux, cinéaste
Photo: (Photo : Toma Iczkovits)« Je pense que c'est un film qui va faire partie des outils qu'auront à leur disposition les gens qui devront subir des traitements de chimiothérapie. J'espère qu'il va se ramasser dans tous les hôpitaux, les salles d'oncologie et les bibliothèques du Québec, ou encore, sur Internet. » - Danic Champoux, cinéaste
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Après le film Mom et moi, le cinéaste d'origine soreloise Danic Champoux récidive avec la sortie de Séances. Après Sorel, on se déplace maintenant au centre d'oncologie de Cowansville à la rencontre de patients qui s'y retrouvent régulièrement pour leur chimiothérapie. Pourfendant quelques idées reçues et désireux de montrer avec empathie et humour que la vie reste souvent indomptable, le cinéaste nous invite à poser un regard différent sur la maladie.

D'emblée, il raconte que l'idée lui est venue, il y a une dizaine d'années, alors que sa grand-mère devait subir des traitements de chimiothérapie à l'Hôtel-Dieu de Sorel. « Je n'avais jamais eu de contact avec la maladie. Je m'attendais à ce que ce soit l'enfer, une espèce de donjon sombre, plein de vomi et de gens à l'article de la mort, illustre-t-il. Mais étonnamment, ça lui a remis de la joie dans sa vie, de se retrouver avec des gens qui vivaient la même chose qu'elle, et qui n'étaient pas mourants. »

Le tournage - qui a nécessité une quarantaine de journées - s'est effectué à Cowansville, mais il aurait pu être fait au centre d'oncologie de Sorel-Tracy, souligne M. Champoux. « Peu importe l'endroit, il s'agit d'une population homogène, qui parle la même langue, qui connait les mêmes restaurants, fréquente les mêmes personnes. Ça permet aux patients en oncologie de se revoir souvent et dans certains cas, il y a des amitiés qui se créent. Par exemple, je me souviens que ma grand-mère allait magasiner des perruques avec d'autres dames qui vivaient la même chose qu'elle. »

Il reconnait aussi le rôle du personnel infirmier qui œuvre en oncologie, et qui y est pour beaucoup : « Elles sont exceptionnelles ces infirmières-là. Elles sont comme des anges. C'est quand tu vois leur travail que tu sais où tu aimerais mettre ton 10 $. »

L'espoir

Sans vouloir banaliser le cancer et les traitements - sa grand-mère est décédée de son cancer, comme beaucoup de patients de Cowansville qui ont participé au documentaire -, son objectif avant tout de rassurer les nouveaux patients qui devront subir des traitements de chimiothérapie. « Je veux leur dire que ça ne signifie pas que tout est fini. La réalité, c'est qu'on ne meurt pas tous du cancer. La journée que tu apprends que tu as le cancer, ça serait bien que tu le saches. En oncologie, tu vas voir des gens qui continuent à vivre, et certains pour plusieurs années », poursuit-il, ajoutant tout de même au passage qu'il est aussi question de la mort. « Le film dit aussi qu'on peut "bien mourir". Mais c'est un sujet dont on ne parle jamais! Or, il faut se préparer à ça parce que tu es venu au monde avec une date de péremption. Je comprends que ce n'est vraiment pas le genre de discussion qu'on veut avoir. J'ai juste 35 ans, je ne veux pas mourir, c'est sûr! » lance-t-il.

Il précise également que ce n'est pas un documentaire qui se retrouvera à l'affiche des cinémas. « Il n'a pas cette vocation-là. Je pense que c'est un film qui va faire partie des outils qu'auront à leur disposition les gens qui devront subir des traitements de chimiothérapie. J'espère qu'il va se ramasser dans tous les hôpitaux, les salles d'oncologie et les bibliothèques du Québec, ou encore, sur Internet [NDLR : il devrait éventuellement être diffusé sur le www.onf.ca]. Ceux qui sortent du bureau avec un diagnostic de cancer, ils regardent tout de suite dans la porte de la salle de chimio pour voir ce que ça a l'air. Le documentaire, c'est à ça qu'il va servir! »

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