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L'homme derrière le micro

Depuis près de 10 ans, les auditeurs du FM 101,7 sont informés de l'actualité régionale et nationale par Jean-Marc Lebeau. Si les gens le reconnaissent facilement à sa voix grave, ils sont peu à connaître son parcours et encore moins sa vie privée.

Natif de L'Épiphanie, dans L'Assomption, et diplômé des Arts appliqués de Montréal, Jean-Marc Lebeau rêve, jeune adolescent… de théâtre ! À 16 et 17 ans, le théâtre du Dongeon de Saint-Hyacinthe est son deuxième domicile. Il monte sur les planches pour la première fois dans Grand-peur et misère du IIIe Reich, une pièce de l'Allemand Bertolt Brecht.

De L'Épiphanie à Sorel-Tracy

Or, c’est une succession d'« accidents de parcours », comme il aime bien le dire, qui l'amène derrière le micro du FM 101,7, puisque sa formation le conduit tout d'abord vers le métier de monteur pour le journal Le Clairon de Saint-Hyacinthe. « Il n'y avait pas de cours de monteur, ça n'existait pas dans les années 1970 », mentionne-t-il.

En plus de monter les pages de textes, il devait également créer les publicités pour les clients, et ce, sans l'aide des ordinateurs qu'on connait maintenant. Tout se faisait à la main.

Puis, M. Lebeau s'installe à Sorel, qui vit une période de grande prospérité économique, où il occupe les mêmes fonctions, mais cette fois pour le Courrier Riviera. Il assure par la suite la direction du journal, en plus de se lancer dans la rédaction de textes journalistiques.

« J'ai toujours aimé écrire, dit-il. Et le journal n'avait pas de journaliste quand je suis arrivé. ''Ça sert à quoi ?'' disait-on. On faisait la nouvelle à partir de communiqués nationaux. Néanmoins, j'ai toujours pensé que la force d'un journal est le fait qu'il soit régional. Je brassais la cage dans mes éditoriaux. »

Par la suite, il décide de se lancer en affaires et démarre un atelier de graphisme à Sainte-Anne-de-Sorel, une carrière qui le passionne pendant une vingtaine d'années. Spécialisée dans l'édition, l'entreprise de M. Lebeau, Les Ateliers publi-graphique JML, comptera jusqu'à 12 employés.

L'aventure de la radio

Changement de cap en 2002 pour l'homme d'affaires, alors que Claude St-Germain, propriétaire de la station CJSO 101,7 FM, est à la recherche d'un journaliste.

« Je ne connaissais rien à la radio, commente M. Lebeau. Encore une fois, j'ai appris sur le tas. Je n'aurais jamais pensé que je ferais de l'antenne, encore moins que je serais partie prenante d'une émission. »

Rencontrer des gens, être aux premières loges des événements qui façonnent l'actualité et être en mesure d'en connaitre les tenants et aboutissants, voilà ce qui anime encore le journaliste après une décennie.

Parmi ses rencontres marquantes, il souligne sa première entrevue avec la Soreloise Sonia Marmen, l'une de ses auteures fétiches, puis celle avec Daniel Leblanc, le journaliste du Globe and Mail qui a contribué à révéler le scandale des commandites. Avoir Gandhi en entrevue est l'un de ses plus grands rêves de journaliste. 

La piqure du voyage

Mais n'allons pas croire que Jean-Marc Lebeau n'a que le travail comme passion. Il suffit de parler de l'Europe pour que son visage s'illumine. À 21 ans, il plie bagage et s'installe sur le Vieux Continent pour trois ans, un voyage avant-gardiste pour l'époque. Il y retournera souvent par la suite. « Je ne connaissais personne, mais je n'ai jamais regretté. C'est plus facile de rencontrer des gens quand tu es tout seul », croit-il.

À Paris, le jeune homme séjourne où on l'invite : rue de Londres chez le pianiste Michel Villiard répétiteur de Jean Ferrat, quartier du canal Saint-Martin – si cher à Prévert, son auteur favori – ou dans le coin de la gare Saint-Lazare.

Quant à Barcelone, il se souvient encore des rues et d'un hôtel bien particulier où il a séjourné… D'ailleurs, quand l'heure de la retraite sonnera, il est fort à parier qu'on le retrouvera, une coupe de vin à la main, à la terrasse d'un petit bistro de Paris.

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