Plusieurs citoyens se sont pressés au micro afin de s'adresser aux élus ce lundi dans le cadre de la séance de novembre du conseil municipal de Sorel-Tracy.
Le maire a tout d'abord annoncé qu'afin de s'assurer du confort des citoyens, on a remplacé le lutrin habituel par une chaise et un micro. « J'ai peur qu'elle soit électrique cette chaise! », a lancé M. Gignac, le premier à s'avancer. Sortant plusieurs photocopies d'articles de journaux et de procès-verbaux de ses documents, celui-ci est revenu à la charge à propos du fameux parc éolien à venir, désirant avoir plus de détails sur celui-ci. Le maire a toutefois coupé ses élans en lui annonçant qu'une rencontre se tiendra à la fin du mois lorsqu'on annoncera le prochain budget de la MRC. « Des représentants y seront. Vous pourrez leur poser toutes vos questions!»
Après quelques tergiversations, le groupe d'adolescents a désigné un représentant pour s'avancer devant le micro. Celui-ci a demandé aux élus s'ils avaient des plans pour l'Église Notre-Dame en plus de se renseigner sur la procédure pour déposer un projet. La rumeur voulant qu'un groupe de jeunes désirant installer un <@Ri>skate park<@$P> dans les enceintes du lieu pieux semble se confirmer.
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Puis, M. Piché a pris la relève pour poser des questions inusitées à M. Dauplaise. « Donnez-vous un chèque en blanc lorsque vous devez rénover? Est-ce que vos voisins surveillent vos travaux sans que vous ayez droit de regard? Parce que c'est exactement ce qui se passe avec votre entente avec Azimut! », a-t-il tonné, en faisant référence au partenariat de la Ville avec le diffuseur culturel pour rénover la salle Georges-Codling. Après un échange particulièrement musclé, M. Dauplaise a clos le débat en lançant « moi et mon conseil faisons de notre mieux au meilleur de nos connaissances. Avez-vous vu l'état de la bâtisse? Nous avons laissé aller trop d'immeubles à Sorel-Tracy et je ne laisserai pas celui-ci disparaitre! »
Avant de laisser la place à un autre citoyen, M. Piché a tout de même félicité le maire pour le petit déjeuner organisé au début du mois à la Salle Georges-Codling, mais il aurait aimé avoir plus de temps pour poser ses questions. Le premier magistrat a avoué que la formule était à revoir, mais que ces rencontres étaient justement destinées aux citoyens qui ne sont pas des habitués des assemblées municipales.
Puis vint M. Mandeville qui, avant de questionner le conseil, a fait référence à l'éviction de Mme Bastiani. « Je tenais à vous féliciter pour ce soir, monsieur le maire. L'assemblée est beaucoup plus calme depuis 21h44 et vous savez pourquoi. » Cette déclaration a été accompagnée de quelques rires étouffés. M. Mandeville a ensuite sommé le conseil de passer une résolution afin que Sorel-Tracy puisse récupérer sa part dormant dans les coffres de la MRC afin d'alléger le fardeau du compte de taxes à venir. « C'est notre argent! », s'est-il exclamé.
Puis, en rafale...
M. Maisonneuve a tenu à savoir - « pour une quatrième fois » - le salaire annuel du directeur général de la Ville. « C'est d'intérêt public. Je crois qu'on peut me le dire sans passer par la Loi sur l'accès à l'information », a-t-il fait savoir. Le conseil l'a tout de même renvoyé à cette loi pour obtenir l'information. Celui-ci a aussi demandé de l'aide à la municipalité au nom des propriétaires riverains dont le terrain n'est pas protégé. « Je perds mon terrain petit à petit », a-t-il lancé. « Oui, je sais, j'ai visité, mais ce n'est pas vraiment du ressort de la municipalité », a toutefois répliqué le maire d'un ton désolé.
Éric Cardinal, l'ex-maire de Saint-Cyrille-de-Wendover s'est avancé au micro, disant représenté le citoyen Éric Couture. Dû à une erreur de zonage datant de 10 ans, la Ville aurait une dette de 12 000 à 13 000 $ envers M. Couture. Visiblement abasourdi, le maire s'est toutefois fait rassurant. « Si la Ville a bel et bien fait une erreur. Elle tentera de la régler! »
Puis, pour terminer sur une note plus positive, Mme Vignault, une responsable de la Fondation des maladies du cœur, a tenu à remercier le conseil pour son appui dans la présente campagne de financement. En deux semaines, la fondation aurait déjà amassé 15 000 $.