Le calme après la tempête (AVEC VIDÉO)
La tempête de neige de mercredi semble avoir calmé les ardeurs des citoyens alors que seulement sept curieux ont assistés à la séance du conseil où les élus de la MRC présentaient le budget de l’année 2012.
D’entrée de jeu, le maire de Massueville Denis Marion a tenu à prendre la parole afin de revenir sur les événements de l’assemblée précédente où un citoyen l’a injurié. « Je n’ai pas réagi sur le moment, mais après en avoir discuté avec mes collègues, j’ai décidé de le faire aujourd’hui », a-t-il tout d’abord lancé avant de lire une lettre rédigée dans son carnet de notes. « C’est sur le respect que le débat se construit », a-t-il notamment déclamé. « Jamais je ne refuserai un débat, ça fait partie de la richesse de la démocratie, mais je refuse les insultes et les insinuations. »
Son collègue et préfet de la MRC, Gilles Salvas, a ensuite pris le relais et a mentionné que l’idée d’imposer un règlement semblable à celui de la Ville de Sorel-Tracy pour encadrer la période de questions a été suscitée depuis. « On ne tolèrera plus les insultes! », a-t-il lancé avant d’ajouter qu’il n’hésiterait pas à lever la séance si un autre soulèvement du genre se reproduisait à nouveau.
Un boisé divisé
Parmi les points soulevés lors de la séance, un projet de changement de limites d’un territoire d’intérêt particulier récréatif – le club de golf Continental - afin de l’inclure dans le milieu rural pour permettre la construction d’habitations à proximité. Un projet qui exigerait qu’on coupe des arbres des boisés environnants.
Maria Libert, mairesse de Saint-Aimé, a exprimé son malaise. « J’ai un peu de misère avec cela », a-t-elle confié. « Étant moi-même agricultrice, je crois que c’est deux poids, deux mesures », a-t-elle ajoutée en expliquant qu’elle doute que la MRC en aurait fait autant s’il n’était pas question d’un projet immobilier. Le maire de Yamaska, Louis Joyal, en a rajouté : « Je ne vois pas la cohérence là-dedans », s’est-il exclamé. « Ce n’est pas du développement durable. »
Avant de passer au vote, le préfet Gilles Salvas a glissé que « Lorsque je me suis tout d’abord prononcé à ce sujet, je me disais “pour” en considérant les aspects économiques », a-t-il expliqué en faisant référence à la précédente séance où on avait tout d’abord abordé ce projet. « Mais je demeure très sensible à la protection de ces boisés. »
Malgré la discussion, le conseil s’est dit en faveur du projet. On fixera bientôt la date, l’heure et l’endroit de l’assemblée publique de consultation à ce sujet.
Un vent de doute lors de la période de questions
Michel Piché, le citoyen qui a rabroué M. Marion lors de la rencontre précédente, a tout d’abord pris la parole lors de la période de questions pour s’excuser. « Ma parole a dépassé ma pensée. Ce n’était pas approprié », a-t-il révélé. Celui-ci a ensuite demandé au conseil s’il était possible de remettre la rencontre avec les experts en éoliennes – déjà prévue pour le 7 décembre - après les Fêtes. « Tous les intervenants sont déjà confirmés », a tranché M. Salvas avant de spécifier que ceux-ci répondraient aux questions des citoyens de 13 h à 21 h alors que le 50, rue du Fort sera transformée en salon à cet effet.
Puis, un autre citoyen, M. Gignac, en a rajouté à propos des éoliennes en soutenant que le conseil prenait de trop grands risques dans ce projet, justifiant que les citoyens en feraient les frais si le parc ne répondait pas aux attentes. « Imaginez si le parc tombe par terre. C’est nous qui allons payer! », a-t-il lancé en faisant référence à d’autres projets du genre qui auraient connus des accros. « Si tout le parc tombe? C’est un peu extrême, non? », a rétorqué le préfet. « Mais ça peut arriver! », lui a répondu M. Gignac du tac au tac.
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M. Mandeville suivait et a posé plusieurs questions au conseil. En plus d’aborder les éoliennes, il a notamment demandé à Mme Libert si elle faisait confiance aux autres élus, en faisant référence à la sortie de la mairesse lors de la précédente rencontre où elle avait posé la même question à M. Piché après son faux pas. L’élue a répondu avec éloquence. « À mon arrivée, en 2009, je voulais changer des choses », a-t-elle expliqué tout en ajoutant que ce désir anime tous les politiciens. « Mais je pensais “municipal” plutôt que “MRC”. On ne “tourne pas sur un trente sous” ici ». Elle a ensuite parlé de ses collègues. « J’ai appris à connaître ces gens au fil des années. Que j’aime ou pas ces gens, je donnerai toujours mon opinion et je peux vous affirmer que les gens autour de cette table font vraiment leur possible. »
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