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… il n’y aura plus de misère (AVEC VIDÉO)

L’ambiance était particulièrement électrique après une séance où les prises de bec entre élus se sont multipliées. Bien qu’une trentaine de citoyens assistaient à la rencontre, la plupart des questions proviendront d’habitués.

Éric Cardinal, l'avocat et ex-maire de Saint-Cyrille-de-Wendover, s’est tout d’abord avancé au micro. Après avoir salué la rigueur de Mme Bastiani, celui-ci a demandé aux élus pourquoi le conseil n’avait finalement pas ajouté un point à l’ordre du jour à propos de l’erreur de zonage concernant son client, M. Couture. « C’est un dossier qui doit se régler en privé avec nos fonctionnaires, pas publiquement », a rétorqué le maire. On se rappellera que M. Cardinal a révélé pendant la période de questions de la séance de novembre que cette erreur de zonage, datant d’une dizaine d’années, pourrait coûter à la Ville 12 000 à 13 000 $.

« Et c’est pour ça, lors d’un appel conférence, que vous avez demandé à mon client de ne pas se présenter à l’assemblée? », a répondu M. Cardinal pour ensuite laisser le premier magistrat trancher : « Oui, car je veux une période de questions… avec des questions. Je ne connais pas tous les règlements d’urbanisme par cœur. C’est pourquoi je vous invite à prendre rendez-vous avec M. Dauphinais, l’urbaniste en chef de la Ville. » Et le conseiller Gilles Lemieux de renchérir : « M. Cardinal, vous tenez à régler un dossier aussi complexe en public, alors que notre département d’urbanisme nous affirme que le zonage s’est fait dans les règles de l’art. Si vous voulez, je participerai à la rencontre entre vous, votre client et M. Dauphinais. »

Mme Grenier, déjà aperçue en novembre lors de la période de questions de la séance de la MRC, est revenue à la charge auprès du conseil de Sorel-Tracy. On se rappellera que cette copropriétaire d'un centre d'achats déplorait que la Ville fasse passer la cueillette des « bacs bleus » aux deux semaines, un nouvel horaire qui ne conviendrait pas aux commerces, ni aux restaurants. « Le programme doit être plus flexible », a-t-elle fait valoir, souhaitant un accommodement d’urgence. « On ne peut pas attendre. Avec les Fêtes qui approchent, on devra jeter la récupération à la poubelle et c’est une honte à notre époque! » Les conseillers Lemieux et Bastiani se sont dits aussi préoccupés que Mme Grenier. « On doit être à l’écoute! », a lancé le premier. « On doit trouver une solution! », a renchéri la seconde.

Puis vint M. Piché qui, avant de poser ses questions, a annoncé qu’il avait reçu une mise en demeure d’Azimut diffusion et qu’il devait se rétracter sur certains propos tenus lors d’une assemblée antérieure ici même. S’en est suivi un dialogue discordant entre le citoyen, Mme Bastiani – qui siège aussi sur le conseil d’administration du diffuseur – et le premier magistrat. « Vous n’avez pas à vous expliquer », a notamment lancé la conseillère. « Vous n’avez qu’à vous rétracter. » Ce à quoi M. Piché répliquera « Mais tenez-là tranquille! ». Le maire, visiblement exaspéré, invitera finalement M. Piché de revenir à l’hôtel de ville en compagnie de son avocat à ce sujet. « C’est vraiment deux poids, deux mesures! », soupirera Mme Bastiani devant les débordements de M. Piché, tout en faisant référence à son expulsion de novembre.

(Cliquez ici pour visionner un vidéo de l'intervention de M. Piché)

Citant un article d’un journal local, M. Piché a aussi exigé des explications du maire. « Vous dites dans cet article que je fais mon cirque. Je veux des précisions! » « Je ne regrette pas ces commentaires », a remarqué le maire, faisant valoir que plusieurs élus étaient exaspérés de ce genre d’interventions. « Mais pourquoi croyez-vous qu’on se présente ici? », a poursuivi le citoyen. Le maire s’est fait candide. « Sans être méchant, je crois que vous êtes ici pour la télévision ». Réjean Dauplaise a d’ailleurs laissé sous-entendre qu’il songeait à faire retirer les caméras captant les assemblées.

M. Gignac suivit. Encore là, l’échange fut particulièrement houleux. « Je suis ici pour informer les conseillers de ce qui se passe aux assemblées de la MRC! », a-t-il grincé. « Mais nous le savons, M. Gignac, nous recevons les procès-verbaux de ces séances », a expliqué Mme Bastiani. « Mais savez-vous ce qui se dit lors des périodes de questions? » répliqua-t-il. M. Lemieux interviendra à ce moment-là. « Écoutez, on ne va pas compter sur un rapport mensuel de la période de questions de la MRC ici… »

M. Gignac poursuivit avec des questions sur le projet éolien à venir. Le maire l’invita à participer à la journée d’information à ce sujet qui se tiendra le 7 décembre. Furieux que le premier magistrat écarte ses questions de la sorte, M. Gignac s’emporta. « C’est un projet de 60 M$! », lança-t-il en cognant sur la table. « Et vous n’avez aucune garantie que ça sera lucratif! »

Puis, M. Mandeville en rajouta. « On pose des questions ici, mais on n’obtient pas de réponses. Si on n’a pas de parole non plus, c’est une dictature! », a-t-il opiné. « Est-ce pire que “démagogue”? » demanda aussitôt Mme Bastiani au maire. 

Puis, en rafale, M. Beaufort invita les conseillers à participer à la campagne Movember 2012. (une majorité – dont le maire – l’accompagnera!) et M. Cousineau s’est avancé pour présenter un projet de skate park au conseil. Faisant valoir que ce dernier n’habite plus à Sorel-Tracy, M. Dauplaise répliqua qu’il ne pouvait l’entendre et, vers 23h45, leva la séance.

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