Une question de patrimoine
Avant même le début de la période de questions - momentanément rebaptisée « la période des citoyens » par le maire Dauplaise -, le premier magistrat s'est montré ferme en rappelant aux interrogateurs que le conseil se limiterait qu'à des questions concernant la ville et que le temps alloué serait de cinq minutes par citoyen.
Le citoyen Fernand Gignac prit tout d'abord la parole et, comme par les séances passées, questionna le maire sur le fameux parc éolien à venir. Tenant mordicus à ses résolutions, M. Dauplaise invita plutôt M. Gignac à diriger ces questions lors de la prochaine séance du conseil de la MRC, car ce projet ne concerne pas que la ville de Sorel-Tracy. Sur ce, M. Gignac sortit de ses gonds. « Je veux qu'on en parle ici pour informer la population », a-t-il lancé, en faisant référence à la captation de la séance par les caméras de Vox.
Le premier magistrat consentit finalement à répondre à une question de M. Gignac à ce sujet. « Monsieur le maire, y'a-t-il des risques liés au parc éolien? », s'enquit le citoyen. « Non. », a rétorqué Gilles Dauplaise. Avant de reprendre son siège, M. Gignac est revenu sur la limite de temps imposée lors de ces séances, indiquant que si le conseil voulait bâillonner les citoyens, ceux-ci passeraient par les médias pour se faire entendre.
Puis vint M. Piché qui questionna le conseil sur une variété de sujets pendant plus de douze minutes. Parmi ceux-ci, notons une comparaison entre les situations économiques de Sorel-Tracy et Massueville qui a fait sursauter le maire. « Ces situations ne sont pas comparables, voyons! » M. Piché a aussi demandé au maire de faire en sorte que les séances ordinaires de la MRC soient, elles aussi, diffusées à la télévision. «Vous viendrez le demander lors de la prochaine rencontre », a laissé tomber le premier magistrat.
Ensuite, ce fut autour de messieurs Mandeville et Plante. Alors que le premier s'adressa au conseil à propos des eaux usées et d'un lac à l'épaule dont on ignore toujours les coûts, le second est revenu sur la démolition de l'ancien poste de police survenue en 2009. Bien que le maire, comme plusieurs citoyens, semblait subjugué par cette intervention, le conseiller Yvon Bibeau a lié le triste souvenir suscité par M. Plante à la thématique de la soirée. « Si le poste tenait toujours aujourd'hui, lui aussi serait digne d'être cité à titre de bâtiment historique ».
M. Cousineau prit ensuite la parole, lançant des questions abordant le patrimoine sportif de Sorel-Tracy. Dans un premier temps, le citoyen décria le fait que les chandails de Pierre Mondou et de Raymond Bourque - deux figures de proue du hockey sorelois - n'étaient plus affichés au Colisée Cardin. « On affiche ceux de Fleury et Beauchemin, bien sûr, mais ceux-ci et bien d'autres ont été inspirés par ces joueurs-là », a-t-il clamé. Ce à quoi le directeur général de la ville - Mario Lazure - a répondu qu'il allait enquêter à ce sujet. « Nous poserons les questions qui s'imposent », a-t-il promis.
Dans la même veine, M. Cousineau demanda aussi au conseil s'il était possible de donner un nouveau nom au Centre Sacré-Cœur; celui de Mario Deguise, un monument du sport local qui, justement, y a œuvré. « Il a mis Sorel sur la mappe côté sports! », s'est-il exclamé. Le conseil s'est fait évasif à ce sujet.
Un dernier citoyen, M. Beauchemin, demanda notamment au conseil quand celui-ci allait-il installer de nouveaux bancs dans le Carré Royal. Encore là, le patrimoine local a été suscité. Alors que le maire et M. Lazure expliquaient que les travaux sous le parc étaient prioritaires, M. Bibeau a renchéri que « de toute façon, on ne peut installer n'importe quoi comme bancs », laissant sous-entendre que le nouveau mobilier ne devrait pas détonner dans ce parc ancestral.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Mark Carney suggère que son projet de loi n'abaisse pas les normes environnementales
Le premier ministre Mark Carney a défendu jeudi, à la Chambre des communes, le projet de loi C-39 de son gouvernement visant à accélérer la réalisation de grands projets, laissant entendre qu'il n'est pas question, dans ce dossier, d'abaisser les «standards», notamment en matière de protection environnementale. La pièce législative, ...
LIRE LA SUITE
L'abandon de la politique relative aux parrainages fait l'objet d'une enquête
Le ministère de l'Immigration surveillera les éventuels effets négatifs d'une décision récente de ne pas prolonger une mesure qui accordait des dérogations en matière de parrainage pour l'obtention du statut de résident permanent à certains réfugiés, a indiqué mercredi la ministre de l'Immigration, Lena Diab. Cette mesure avait été ...
LIRE LA SUITE
Le Canada travaille avec des partenaires sur la sécurité de l'IA
Le ministre responsable de l'Intelligence artificielle, Evan Solomon, a affirmé mercredi que le Canada collaborait avec d'autres pays sur la sécurité de l'IA, mais a laissé entendre que le gouvernement ne jouait pas un rôle de premier plan sur la scène internationale. Le Canada figurait parmi les 20 pays qui ont publié mardi, lors de ...
LIRE LA SUITE