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Une séance de haute voltige (MISE À JOUR AVEC VIDÉOS)

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Cliquez ici pour visionner un extrait de la discussion des conseillers sur les travaux urgents

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Les températures clémentes semblent avoir un drôle d’effet sur la population de Sorel-Tracy. Alors que tout laissait croire que seulement une poignée de citoyens se présenteraient à l’hôtel de ville, le conseil de ville s’est plutôt retrouvé devant une salle comble. Plus de 30 citoyens de tous les âges, dont une vingtaine de parents et d’enfants impliqués dans l’école de gymnastique Alti-Gym, assistaient à la réunion mensuelle alors que d’autres citoyens, eux, se faisaient entendre en défilant devant l’hôtel de ville tout en faisant résonner leurs casseroles.

Administration financière

Parmi les points soulevés lors du volet consacré à l’administration financière de la Ville, notons la razzia de l’entreprise Danis Construction qui a décroché trois contrats à titre de plus bas soumissionnaire. Ainsi, l’entreprise soreloise remporte la réfection de trottoirs et bordures « Ville/citoyens » (66/34), une initiative de réfection de sections de trottoirs correspondant à des demandes de la population et à des requêtes du département des travaux publics. La Ville prévoit investir jusqu’à 134 500 $, provision incluse, sur ces travaux. De plus, Danis Construction veillera à réfection majeure de trottoirs dans diverses rues de la ville en plus d’exécuter des travaux de voirie sur la rue Taschereau (la Ville prévoit d’ailleurs investir jusqu’à 189 750 $, provision incluse, sur ces travaux).

Parmi les autres soumissions acceptées, notons celle de Cintra qui, pour la somme de 458 705 $, accomplira des travaux de réhabilitation de chaussée et celle du Comptoir Richelieu, acceptée partiellement, qui fournira et plantera des arbres au cours de la saison estivale pour 45 277 $.

Le conseil a aussi profité du temps consacré à l’administration financière pour annoncer qu’il affectera 1 M$ aux activités de fonctionnement provenant de l’excédent accumulé non affecté pour le remboursement anticipé d’une partie de la dette. La Ville investira aussi jusqu’à 43 000 $, provision incluse, pour déménager le terrain de basketball de la maison des jeunes La Place.

Administration générale

Le conseil municipal a aussi profité de la séance de juin pour adopter une Politique de gestion de la dette plus saine. La conseillère Corina Bastiani a notamment demandé un amendement à celle-ci en faisant valoir que « cette politique doit être adoptée conditionnement à un plan de redressement lié au territoire et doit être modifiée si nécessaire. Pour moi, la gestion de dette va avec la vision de la ville. J’aimerais voir une vision de ville sur 10 ans qui irait avec un plan de gestion de dette s’étalant sur la même période. Au vote, l’amendement sera refusé.

Quelques minutes plus tard, le conseil allait justement échanger quelques mots musclés en abordant la réalisation de travaux d’égouts, d’aqueducs et de voirie sur la rue du Roi. Alors que le conseiller Lemieux faisait valoir que ces travaux résoudraient des problèmes récurrents pour certains citoyens, sa collègue, Michèle Lacombe, a lancé qu’elle n’avait rien contre ces travaux, mais qu’elle préférait qu’ils soient traités au mois d’août lors du prochain budget. « On demande une gestion rigoureuse, puis on nous impose ces rues quand on n’a pas vu la situation dans son ensemble. Ça me rend mal à l’aise », a-t-elle laissé tomber. Et M. Lemieux de répondre : « Et moi, je suis mal à l’aise avec ce conseil et ceux des dernières années. Ça fait des années que ces citoyens se font dire « Oui, oui. On va s’en occuper » et ces travaux sont toujours décalés. Peut-on faire, au moins, une rue par année? Montrer une volonté sérieuse? »

Le conseiller Yvon Bibeau est aussi intervenu : « Cette demande ne me semble pas exagérée. Elle touche aux premières nécessités. Certains citoyens ont des problèmes de refoulement et d’eaux rouillées depuis des années. Bien que Mme Lacombe n’ait pas tort, on devrait adopter une politique de première nécessité ». Le conseiller Potvin, qui a déjà été victime de ce genre de problèmes, a aussi ajouté son grain de sel : « Certaines personnes sont sur le qui-vive à chaque orage! On se doit de réparer ce genre de choses, même si elles n’ont pas été budgétées. Ça tombe dans l’exceptionnel et je serai toujours pour ce genre d’interventions. »

Puis, la conseillère a bondi dans l’arène. « Je compatis avec les citoyens, mais je reviens à ma résolution abordée précédemment, car on nous demande ici de prioriser des travaux sans plans! Pour faire respecter nos plans triennaux, ça prend un plan. Ça aura un impact sur la dette municipale. Ça à l’air d’une résolution électoraliste! » La conseillère Ouellet ajouta que « pour chaque citoyen, le problème est grave, peu importe le problème. J’aurais aimé qu’on dresse une liste des travaux qui doivent être faits, histoire de voir ce qu’ils représentent. Présentement, on parle de volonté, mais j’aimerais aussi qu’on parle de garantie. Puis, Mme Lacombe nuança ses propos : « Je ne dis pas non, mais j’aimerais qu’on y travaille avant qu’on nous propose ça. J’ai peur qu’on ne respecte pas cette volonté. On risque aussi d’augmenter la dette en voulant rendre service aux citoyens ».

Lors du vote, seulement les trois dames formant le conseil s’opposeront aux travaux qui seront, par conséquent, acceptés. « Je suis inquiète face à la gestion de la dette », a lancé Mme Ouellet. Ce qui a fait réagir M. Lemieux : « Mme Ouellet connait mal son dossier. On a déjà voté pour ces travaux en avril, en fait. Les ratios sont déjà calculés et on sait déjà qu’on fera des travaux sur les rues Goupil, puis Jogues par la suite. En 2010, vous avez voté un plan triennal pour ces rues et une seule a été faite à ce jour! »

Alti-Gym vient aux nouvelles

Constatant qu’une vingtaine de citoyens, dont quelques enfants, assistant à la séance du conseil était liée au club de gymnastique sorelois, le conseil municipal a chamboulé l’horaire de la séance ordinaire afin de permettre à une représentante du groupe de se faire entendre tôt en soirée. La porte-parole a alors demandé au maire ce qui se passait avec la recherche d’un nouveau local pour le groupe. « Un an plus tard, que proposez-vous? Que doit-on répondre à nos enfants lorsqu’ils nous demandent s’ils feront de la gymnastique l’année prochaine? » Réjean Dauplaise a alors répondu que le gouvernement a annoncé à la Ville que les subventions demandées à cet effet étaient finalement refusées, faute de fonds disponibles. « On attend, mais on cherche aussi des solutions », a-t-il affirmé avant de demander à la dame ce qu’elle venait faire au podium lorsque la présidente d’Alti-Gym a déjà eu ces informations par le directeur général de la Ville, Mario Lazure. « Nous venons démontrer que nous l’appuyons dans sa démarche », a-t-elle répliqué avant de quitter l’hôtel de ville en compagnie du groupe l’accompagnant.

La Ville acquiert officiellement l’ancienne gare

Bien que la nouvelle circule depuis un moment dans les médias locaux, le conseil de Sorel-Tracy la rendait officielle lors de sa séance ordinaire de juin en annonçant que la Ville acquérait le bâtiment historique situé au 51, rue du Roi pour 198 300 $ à condition que la régie de la gare redistribue les quotes-parts qui y sont liées – et qui représente 42 % du montant – d’ici le 31 décembre. Le conseiller Bibeau a toutefois noté que la Ville ne sait pas ce qu’elle fera de l’ancienne gare. Bien qu’il ne s’oppose pas à cette acquisition, il a dit espérer qu’on pourra la louer ou encore la revendre. « Il faut trouver l’occasion », a-t-il conclu.

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