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« Accès aux soins médicaux de première ligne en Montérégie : un échec monumental. »

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9 mars 2017
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Par Salle des nouvelles

Les députés de Taillon, Marie-Victorin, Richelieu, Saint-Jean et Verchères, Diane Lamarre, Catherine Fournier, Sylvain Rochon, Dave Turcotte et Stéphane Bergeron, ont dénoncé, lundi, de concert avec  les représentantes de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, Carolle Dubé et Fabienne Chabot, le transfert important de ressources des CLSC vers des cliniques privées sur le territoire du Centre intégré de santé et de services sociaux de Montérégie-Est, de même que la proportion significative de la population sur le territoire qui n’a  toujours pas de médecin de famille.

« L’accès à des soins médicaux de première ligne est un véritable désastre. Les chiffres par région, publiés par le ministère de la Santé en février dernier, démontre que le pourcentage de la population ayant un médecin de famille est de 65.7%, de 71,5% et de 68%  dans Montérégie-Centre, Montérégie-Est et Montérégie-Ouest. On estime ainsi qu’environ 400 000 personnes en Montérégie n’ont pas de médecin de famille et qu’il faudrait que 200 000 personnes en obtiennent un d’ici la fin de l’année 2017 pour que l’objectif ministériel de 85% soit atteint. Tout indique que le ministre de la Santé se dirige vers un nouvel échec et que la population de la Montérégie en subira les conséquences », a expliqué la porte-parole du Parti Québécois en matière de santé, d’accessibilité aux soins et de soutien à domicile, Diane Lamarre.

« Pour les personnes les plus vulnérables, le CLSC est souvent la porte d’accès à des soins qui évitent des visites à l’hôpital. Avec la décision du gouvernement libéral de transférer les ressources des CLSC vers les cliniques privées, qu’est-ce qui va arriver des personnes qui n’ont pas de médecin de famille ? On craint un bris d’accès », a affirmé la députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier qui note que 27% de la population de Longueuil étaient usagers de leur CLSC.

«Les services offerts dans les CLSC sont importants. Ce que l’on constate, c’est que pendant que le ministre investit encore et toujours dans les GMF, qui appartiennent principalement à des médecins, il coupe les services publics pour tous en CLSC. Je suis vraiment préoccupé pour la population de la Montérégie qui reste sans médecin de famille malgré des problèmes de santé. Il est clair qu'ils seront les perdants de cette réforme », a ajouté Dave Turcotte, porte-parole du Parti Québécois pour les services sociaux et la protection de la jeunesse.


«La situation est tout aussi préoccupante dans la circonscription de Verchères, qui connaît l’une des croissances démographiques les plus importantes au Québec ces dernières années. Les municipalités de Saint-Amable et de Verchères sont particulièrement affectées par la pénurie de médecins que le gouvernement libéral ne parvient pas à juguler, et ce, malgré le fait que, selon une information rendue publique récemment, de nombreux diplômés en médecine ne parviendraient pas à se trouver du travail », de déclarer le député de Verchères et président du caucus des députés du Parti Québécois en Montérégie, Stéphane Bergeron.

« Combien de patients qui ne sont pas inscrits auprès d’un médecin de famille verront leurs intervenants délocalisés ? Vers où ces patients seront-ils orientés ? Seront-ils directement pris en charge ou devront-ils attendre à nouveau avant d’obtenir des services ? », a questionné Carolle Dubé, présidente de l’APTS.

« A-t-on évalué les coûts de transition reliés au redéploiement des ressources ? Comment les dossiers cliniques seront-ils transférés ? » a quant à elle demandé Fabienne Chabot, responsable politique à l’APTS.

Pour Sylvain Rochon, député de Richelieu, « la révolution promise par le ministre de la Santé Gaétan Barrette a bien lieu. Elle se déroule sous nos yeux et c’est la pire agression jamais perpétrée contre nos soins et nos services de proximité. Au profit d’une centralisation idéologique, indéfendable tant administrativement que médicalement, on refuse à des populations des équipements médicaux qu’elles ont payés, on délocalise des employés, on projette de sabrer dans des spécialités, on achemine à plus de 80 kilomètres de l’hôpital des tests et des analyses jusqu’alors réalisés sur place. Le fatalisme ambiant qui a permis au ministre de mettre en branle cette réforme a fait place à une imposante mobilisation qu’il va retrouver sur sa route. »

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