Le premier ministre du Québec répond aux journalistes
« Le plus grand défi reste de convaincre les gens d’aller se faire tester » - François Legault
En point de presse à Chibougamau dans le cadre de sa tournée des régions du Québec, le premier ministre François Legault s’est adressé aux médias sur divers sujets, notamment la capacité des autorités à tester la population.
À près de deux semaines de la rentrée scolaire, où les risques d’éclosion seront plus grands, plusieurs s’inquiètent de la capacité des autorités à tester un plus grand nombre de personnes.
« Tout d’abord, nous avons la capacité pour en faire plus de 20 000. Quand je parle de capacité, je parle autant des analyses en laboratoire que de la capacité des équipements. Il n’y a aucun problème de ce côté-là. Le plus grand défi reste le même c’est-à-dire de convaincre les gens d’accepter de se faire tester. Nous allons donc continuer à pousser… Il sera très important, avec la rentrée des classes, de s’assurer qu’on augmente encore plus les tests, et que s’il y a des éclosions, que l’on soit capable de tester rapidement les personnes infectées, leur entourage et celles qui auront été en contact avec eux », souligne le premier ministre.
Le statut des anges gardiens revu
Questionné à savoir pourquoi le gouvernement avait refusé de donner des statuts aux réfugiés, les anges gardiens venus travailler dans le réseau de la santé québécois durant la pandémie, M. Legault confirme qu’un programme sera mis en place prochainement.
« Dès le début, j’ai annoncé publiquement qu’on voulait donner un statut spécial à ceux qui sont venus travailler dans nos CHSLD, à soigner, à s’occuper de nos personnes. Les demandeurs d’asile qui ont travaillé dans le réseau de la santé pendant la pandémie, j’ai tout de suite dit que je voulais leur donner leur permanence et être capable de les accueillir comme immigrant au Québec. Par contre, c’est le gouvernement fédéral qui peut nous donner ces pouvoirs-là. J’étais content d’apprendre ce matin que le gouvernement du Canada avait accepté notre demande. »
Dans un communiqué, le ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration a laissé savoir que le Programme spécial des demandeurs d'asile en période de COVID-19 (PSDAPC) vise à permettre aux demandeurs d'asile qui ont prodigué des soins directs à la population pendant la pandémie de s'établir au Québec de façon permanente. Ainsi, les personnes qui attendent une décision quant à leur statut de réfugié et celles dont la demande a été refusée pourront se prévaloir du programme si elles satisfont à ses conditions.
Pour être admissibles, elles devront notamment avoir occupé un emploi dans le domaine de la santé relié à la prestation de soins directement aux patients entre le 13 mars 2020 et le 14 août 2020, date de l'annonce de la Politique d'intérêt public temporaire (PIPT). Ensuite, elles devront répondre à l'ensemble des conditions prévues dans le cadre du nouveau programme.
Des futurs préposés toujours non payés
Certains futurs préposés aux bénéficiaires sélectionnés au programme leur permettant d’obtenir une formation payée sont toujours dans l’attente de leur bourse promise par le gouvernement.
« C’est totalement inacceptable. Il y a des gens qui ont quitté leur emploi, qui ont fait une réorientation de carrière, qui ont accepté de suivre une formation du 15 juin au 15 septembre. Il y a des gens qui n’ont pas été payés depuis le 15 juin. C’est inacceptable, je suis choqué et j’ai demandé aux gens autour de moi de s’assurer que ce soit réglé très rapidement. »
Le port du masque chez les enfants
Concernant le fait que certains commerçants refusent l’accès à des parents accompagnés d’enfants ne portant pas le masque, le premier ministre a tenu à rappeler les consignes émises par la santé publique.
« C’est inacceptable ce qui est arrivé de refuser quelqu’un parce qu’elle est accompagnée d’un enfant de deux. Je rappelle les consignes, on demande aux enfants de deux ans et moins de ne pas porter le masque. Les spécialistes nous indiquent qu’il y a un danger s’ils portent un masque. Ensuite, pour les enfants de 2 à 12 ans, ils n’ont pas l’obligation de porter le masque. Nous le recommandons, mais il n’est pas obligatoire dans les commerces », poursuit le premier ministre.
Notez qu’à compter de la semaine prochaine le port du masque dans les lieux publics sera obligatoire à partir de dix ans.
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