Projet de Loi 45
La Commission recommande d'élargir aux CHSLD l'obligation d'aviser le coroner en cas de décès
Hier, devant la Commission des institutions pour réagir au projet de loi 45 relatif au mandat des coroners, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a recommandé, pour une troisième fois, qu'il devienne obligatoire d'aviser le coroner d'un décès survenu dans un CHSLD, une ressource intermédiaire ou une résidence pour personnes âgées.
« Ce projet de loi doit prendre en compte le contexte particulier de vulnérabilité et de perte d'autonomie des gens hébergés dans les établissements pour personnes âgées », a expliqué le président de la Commission, Philippe-André Tessier.
Cette recommandation d'élargissement du domaine d'action des coroners a été émise dans un avis présenté en 2010 et dans un mémoire en 2011.
« L'obligation d'aviser le coroner pourrait être une mesure dissuasive pour contrer la maltraitance contre les personnes âgées », a ajouté M. Tessier.
Présenté le 30 octobre dernier, le projet de loi 45 apporte principalement des modifications à la Loi sur la recherche des causes et des circonstances des décès, dont il remplacerait le titre par celui de Loi sur les coroners.
Une liste des lieux
Cette loi dresse la liste des lieux pour lesquels le coroner doit être avisé de tout décès. On y retrouve des endroits regroupant des catégories de personnes en situation de vulnérabilité, dont certains espaces couverts par la Loi sur la protection de la jeunesse et par la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.
Pensons aux personnes en centre de réadaptation, aux personnes sous garde dans un établissement de santé ou de services sociaux, aux détenus, aux jeunes hébergés dans certaines unités de centre jeunesse, aux personnes prises en charge dans une ressource de type familial ou aux enfants dans un service de garde.
La Commission recommande aussi que le projet de loi 45 soit amendé afin qu'elle soit avisée lorsque le coroner conduit une investigation à la suite du décès d'un enfant.
En effet, de sa propre initiative, la Commission peut enquêter à la suite du décès d'un enfant dont les droits peuvent avoir été lésés. À ce sujet, le président Tessier a indiqué qu'en étant informée des raisons qui ont justifié l'implication du coroner, « la Commission disposerait ainsi systématiquement d'informations fiables concernant les décès d'enfants, en vue de vérifier si leurs droits ont été lésés et, le cas échéant, de proposer les correctifs appropriés ».
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Campagne électorale: les chefs croiseront le fer lors d'un premier débat ce mardi
Les chefs des cinq principaux partis politiques croiseront le fer pour la toute première fois de la campagne électorale ce mardi à l'occasion du «Face-à-face» TVA. Ce débat est le premier d'une série de trois: les chaînes Noovo et Radio-Canada tiendront le même genre d'exercice les 16 et 23 septembre prochains. La période des débats est ...
LIRE LA SUITE
De nouveaux droits de douane américains entrent en vigueur
Une nouvelle série de droits de douane américains visant un petit nombre de produits canadiens est entrée en vigueur mardi, alors que Washington poursuit sa guerre commerciale avec le Canada. La Maison-Blanche a annoncé la semaine dernière qu'elle imposerait des droits de douane de 50 % sur des produits représentant environ 0,6 % des ...
LIRE LA SUITE
Les réfugiés ne pourront plus parrainer leurs proches pour devenir résidents
Le ministre de l'Immigration a discrètement mis fin à une mesure qui permettait à certains réfugiés de parrainer leurs enfants ou leurs conjoints en vue de l'obtention d'un statut de résident permanent, sans fournir aucune explication aux défenseurs des réfugiés quant à ce changement. Cette mesure temporaire permettait à certains ...
LIRE LA SUITE