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Selon la FADOQ

Soins de longue durée : le rapport de la VG confirme le retard du Québec 

durée 18h00
18 mai 2022
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par Salle des nouvelles

Les constats de la vérificatrice générale (VG), Guylaine Leclerc, sur les  soins et l’hébergement de longue durée confirment ce que le Réseau FADOQ dénonce depuis de  nombreuses années : le laxisme et l’inaction des différents gouvernements successifs font en sorte que  nous ne prenons pas convenablement soin des personnes aînées. 

« Nous savions que nous accusions un retard dans la préparation du système de santé pour faire face  au vieillissement de la population. Ce rapport de la VG vient malheureusement illustrer l’ampleur du  défi auquel le Québec est confronté. Il y a urgence de corriger la situation », affirme la présidente du  Réseau FADOQ, Gisèle Tassé-Goodman. 

Le suivi de l’évolution de la démographie afin de planifier les besoins futurs de la population relève  des responsabilités intrinsèques à l’État. Or, la VG a observé que le ministère de la Santé et des  Services sociaux (MSSS) n’a pas évalué les besoins futurs en matière de soins de longue durée en  près de 15 ans. Non seulement le Québec n’a pas pris ses responsabilités en la matière, mais il  continue d’évaluer les besoins à trop court terme, estime la présidente de la FADOQ.

Des investissements mal répartis
Le Québec est actuellement en mode rattrapage quant aux investissements nécessaires en matière  de soins et d’hébergement pour les personnes en grande perte d’autonomie. 

Le rapport démontre encore avec éloquence que les trois quarts des dépenses en soins de longue  durée continuent d’être concentrés dans l’hébergement et seulement le quart d’entre elles est dirigé  vers les soins à domicile. 

Comme la VG, le Réseau FADOQ insiste sur la nécessité d’assurer un niveau de services en fonction  du niveau d’autonomie de la personne et de travailler sur les types de services qui seront offerts à  domicile aux aînés en grande perte d’autonomie. Les gens ont besoin de soutien à domicile, mais  également de soins à domicile. 

Main-d’œuvre : aux grands maux les grands moyens
Encore une fois, la pénurie de main-d’œuvre est identifiée comme le problème majeur du système de  santé quant à l’atteinte d’un niveau de soins adéquat pour les personnes aînées. La VG rappelle que  des solutions devront être mises en place afin de pallier cette pénurie. 

« Comme nous le mentionnions après le dépôt du Plan d’action pour l’hébergement de longue durée, le  gouvernement du Québec doit déposer un plan de dotation détaillé et ambitieux en matière de main d’œuvre. Toutes les pierres doivent être retournées et le gouvernement du Québec ne peut pas faire l’économie  d’une collaboration avec ses partenaires, notamment au niveau communautaire », a conclu Mme  Tassé-Goodman.

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