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Grève des 1800 ingénieurs de l’État

L’économie québécoise perd de dizaines millions de dollars de retombées économiques chaque semaine

L’économie québécoise perd de dizaines millions de dollars de retombées économiques chaque semaine à la grandeur du Québec
Photo: CourtoisieL’économie québécoise perd de dizaines millions de dollars de retombées économiques chaque semaine à la grandeur du Québec
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Reconnaissant que la grève illimitée des ingénieurs de l’État engendre des impacts financiers majeurs sur l’industrie de l’entretien des routes, Bitume Québec constate que ce conflit de travail entraîne une quasi-paralysie des activités reliées à la réhabilitation, au pavage et à l’entretien du réseau routier sous la responsabilité du MTQ.

« Les entreprises-membres de l’association, à l’instar des milliers de travailleurs sont actuellement pris entre le marteau et l’enclume, comme en otages, dans ce conflit qui a des retombées négatives non seulement sur les usagers, mais aussi sur les entreprises qui se sont mobilisées avec des investissements majeurs dans bien des cas pour réaliser leurs contrats. » a dit aujourd’hui le président de l’organisme, Tytus Zurawski, qui a une fois de plus appelé les parties à reprendre urgemment les négociations.

Pour Bitume Québec, l’attente d’un règlement imminent de ce litige risque, au surplus, de faire des ravages en termes de rétention du personnel spécialisé dans les entreprises qui, face à l’incertitude et un avenir plus ou moins certain, pourrait voir plusieurs de ses éléments les meilleurs délaisser le domaine pour opter, dans l’alternative, pour un autre secteur offrant plus de stabilité à court terme. 

« Cela serait tragique pour bon nombre d’entreprises qui doivent en plus composer avec le phénomène de la rareté de la main-d’œuvre. » a poursuivi monsieur Zurawski, tout en déplorant que le pouvoir d’attraction des talents puisse aussi en être largement affecté, tout au moins fortement atténué.

Selon Bitume Québec, chaque semaine de retard aura des répercussions majeures sur les échéanciers des projets et ne pourra être rattrapée en bout de piste en dépit de tous les efforts qui pourraient être consentis lors d’un retour au travail.

Il en va de même pour les répercussions néfastes que cela engendrera sur la programmation des travaux de 2023, notamment, qui commande un investissement de temps inimaginable chez les entrepreneurs en amont, et pour la préparation des plans et devis par les ingénieurs du ministère, subséquemment, en prévision des travaux prévus au budget québécois pour 2023.

Bitume Québec réitère qu’elle se tient à la règle de la neutralité la plus stricte, refusant de se prononcer sur la légitimité des demandes syndicales et/ou des offres patronales, mais qu’elle ne peut se résoudre à demeurer silencieuse dans l’état actuel de la situation qui prend une orientation et une dimension sociales porteuse d’un grand risque de précarité malvenue à bien des égards.

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