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Renforcement du français

Droits de douane américains: la loi 96, «c'est non négociable!» clame Legault

durée 18h00
1 avril 2025
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Par La Presse Canadienne

Le premier ministre François Legault ne compte pas céder un pouce sur la loi 96 même si la législation québécoise pour renforcer le français est qualifiée de barrière au commerce extérieur par le gouvernement américain et que de nouveaux droits de douane pourraient être imposés dès mercredi.

«Il y a peut-être des compromis qu'on peut faire sur certains produits comme l'aluminium. (...) Mais il n'est pas question qu'on fasse de compromis sur le français», a clamé le premier ministre en entrevue à La Presse Canadienne, mardi, lors de sa mission économique en Allemagne.

«C'est non négociable!», a martelé François Legault.

Dans un rapport de près de 400 pages publié lundi, le Bureau du représentant au commerce des États-Unis établit une liste de barrières tarifaires d’environ 60 partenaires commerciaux des États-Unis.

À la page 43, on retrouve un paragraphe spécifiquement sur la loi québécoise dans lequel on peut y lire que «des entreprises américaines ont exprimé leur inquiétude quant à l'impact que le projet de loi 96 aura sur leurs marques déposées».

«Ces entreprises devront revoir leurs marques non francophones figurant sur l'emballage et l'étiquetage des produits et traduire en français toute partie de leur marque qui contient un “terme générique” ou une “description du produit”», indique-t-on dans le rapport.

La gestion de l’offre fait aussi partie des éléments listés par le Bureau du représentant au commerce. Le premier ministre a assuré qu’il n’y aura pas de compromis à ce niveau également.

François Legault revient de son voyage en Allemagne le 2 avril, soit la journée même où le président américain compte imposer une nouvelle salve de droits de douane.

Le premier ministre a affirmé que c'était justement pour cette raison qu’il est allé en Europe.

«L'important, c'est de se diversifier. Peu importe ce qui va arriver demain, on ne peut pas continuer à avoir 70 % de nos exportations qui vont juste dans un pays», a-t-il réitéré.

Thomas Laberge, La Presse Canadienne

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