Des problèmes à la coopérative de santé Shooner-Jauvin
Si jamais la municipalité de Yamaska décide de se retirer définitivement de la coopérative de santé, des projets de développement pourraient être compromis. (Photo : Pascal Cournoyer)
Le conseil municipal de Yamaska demeure sur ses positions concernant le paiement de sa cotisation à la coopérative de santé Shooner-Jauvin. Paiement que la Municipalité n’a pas fait depuis deux ans.
« Nous avons reçu la défense de notre avocat concernant la mise en demeure intentée par la coopérative pour que nous payions notre cotisation, indique le maire de Yamaska, Louis R. Joyal. Le pouls du conseil, c’est que c’est illégal qu’une Municipalité finance un service de santé de façon récurrente. Alors, si c’est illégal, pourquoi aurions-nous à payer ça ? »
De son côté, la directrice générale de la coopérative de santé a en main une étude réalisée par un avocat qui lui assure la légalité de la chose. « La formule est plutôt nouvelle au Québec, mais l’étude confirme que notre fonctionnement est légal, assure Françoise Lacasse. Pour ce qui est des médecins et de leur rapport avec les patients, ça regarde le Collège des médecins ».
Évidemment, le non-paiement de la cotisation de la municipalité de Yamaska, qui s’était engagée dans la coopérative jusqu’en 2013, entraîne des problèmes d’ordre administratif à la coopérative de santé Shooner-Jauvin.
« Leur cotisation s’élève à un peu plus de 18 000 $ par année en fonction de leur population. Ça représente un manque à gagner de près de 40 000 $, parce que ça fait deux ans que la municipalité n’a pas payé, en plus des frais et nous avons arrêté de les calculer », indique Mme Lacasse.
« Lorsque nous avions fait le budget, au départ, nous avions calculé serré. Alors, qu’une municipalité ne paie pas, ça paraît. C’est certain », plaide la directrice générale de la coopérative de santé mise sur pied en 2008.
« Il y a un de nos employés qui est à temps partiel alors qu’il devrait être à temps plein. Nous ne pouvons pas faire d’heures supplémentaires. Pour les achats, il faut aussi faire attention », énumère-t-elle.
Si jamais la municipalité de Yamaska décide de se retirer définitivement de la coopérative de santé, des projets de développement pourraient être compromis. « Nous avons un beau futur si toutes les municipalités restent. Nous sommes en pourparlers pour avoir une clinique sans rendez-vous. Il y a aussi autre chose qui s’en vient », assure Mme Lacasse, sans vouloir en dire plus.
Le représentant de Yamaska sur le conseil d’administration de la coopérative de santé, Claude R. Léveillée, faisait partie du conseil municipal qui a adhéré à la coopérative de santé il y a trois ans. « Nous étions conscients que la Santé devrait être prise en charge par le gouvernement, mais nous n’avions pas le choix de nous prendre en main, parce que nous aurions perdu ces services médicaux en région ».
Celui-ci se dit satisfait des services reçus à la clinique. Il se réjouit particulièrement que l’arrivée des deux médecins jumeaux ait permis à une quarantaine de personnes de Yamaska, qui sont âgées de 70 ans et plus, d’être prises en charge.
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