L’école doit-elle punir davantage les intimidateurs?
« Expulser un jeune qui a des difficultés de comportement, est-ce que c’est lui rendre service que de le retourner à la maison? Je dirais que c’est le nerf de la guerre. » - Eric Choinière, secrétaire général et directeur des communications à la Commission scolaire de Sorel-Tracy
Quand il est question d’intimidation, on reproche souvent aux établissements scolaires leur manque de sévérité, les sanctions bonbons, voire leur inaction. Qu’en est-il dans les établissements de la Commission scolaire de Sorel-Tracy?
L’avocat Eric Choinière, secrétaire général et directeur des communications à la Commission scolaire de Sorel-Tracy, affirme qu’effectivement, on est porté à dire que ceux qui font de l’intimidation ne sont pas assez punis, mais il estime qu’il y a toujours des sanctions appliquées dans de tels cas. Toutefois, il est conscient que pour les gens, la sanction ultime est l’expulsion de l’élève, qui est d’ailleurs prévue dans la loi sur l’instruction publique. Or, il questionne l’efficacité d’une telle sanction : « Expulser un jeune qui a des difficultés de comportement, est-ce que c’est lui rendre service que de le retourner à la maison? Je dirais que c’est le nerf de la guerre. Est-ce qu’on expulse un jeune qui sera libre comme l’air chez lui ou est-ce qu’on le garde à l’école en lui donnant un support et un encadrement différemment afin qu’il chemine et qu’il prenne conscience que ce genre d’attitude ne se fait pas? »
Il mentionne aussi la mise en place du projet-pilote « Recherche-Action », qui a été lancé en janvier dernier à l’école secondaire Bernard-Gariépy. Appelé « soutien au comportement positif », ce programme – peu développé au Québec, mais populaire aux États-Unis et dans les autres provinces canadiennes – encourage les comportements positifs des jeunes au lieu de seulement sanctionner les comportements négatifs. « L’intimidation a été une des pistes d’action ciblée dans le cadre de ce projet-là. »
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