Parce que la vie continue à la suite du décès d’un proche…
Chantal Lamy, technicienne en travail social, et Nathalie Fortin Bacon, travailleuse sociale.
Avec le décès d'un être cher s'ensuit un lent et douloureux processus : le deuil. Depuis une dizaine d'années, il est possible d'effectuer une démarche personnelle au sein du « groupe d'endeuillés » piloté par le CSSS Pierre-De Saurel, un programme qui s'adresse aux adultes de tout âge vivant le deuil, récent ou non, d'une personne importante dans leur vie (conjoint, enfant, parent, ami).
Les participants sont amenés à partager leur vécu et à développer des outils leur permettant de traverser les étapes du deuil selon leur rythme, leur degré de compréhension et leur capacité d'introspection, et ce, soutenus par les intervenantes Chantal Lamy et Nathalie Fortin Bacon. Or, « ce n'est pas un groupe d'échanges, précise d'emblée Mme Lamy. Les participants sont amenés à échanger, mais sur une base volontaire. Des outils sont donnés pour gérer les émotions, être capable de se ressourcer. » Les deux intervenantes s'entendent pour dire que le deuil est nécessaire pour recouvrer une bonne santé mentale, bien qu'il s'agisse d'un long processus, lequel ne trouve pas toujours sa place dans notre société actuelle.
S'exprimer librement
Mme Lamy croit que l'intérêt des rencontres est de « voir qu'il y a d'autres gens qui vivent les mêmes émotions et qui ont passé ou passent par les mêmes étapes. Après le décès d'une personne, après les funérailles, poursuit Mme Lamy, il y a une grande période où les personnes se retrouvent seules. Souvent, quand elles vont pleurer et vont avoir besoin de s'exprimer, la famille ou les amis vont dire “change-toi les idées”, “reviens-en”, “souris”. Au sein du groupe, les participants ont le droit d'exprimer leurs émotions. »
Un bon bagage d'outils
Enfin, il ne faudrait pas croire que le groupe est une recette miracle et que tout va bien aller après les dix rencontres prévues au programme. « Les participants ont vraiment de bons outils pour se réapproprier leur vie. Ils ne se sentent plus anormaux », de mentionner Mme Lamy. Bien que chaque cas soit unique, généralement, pour une personne proche (un conjoint par exemple), faire le tour du processus du deuil prend d’un à deux ans. « Il faut être capable d'entrer dans sa souffrance si on veut la guérir. La vie continue. Le deuil, c'est la place qu'on va faire à cette personne-là dans notre vie maintenant qu'elle est absente, du moins, physiquement. Le deuil, ça fait partie de la vie et la vie n'est pas particulièrement facile », conclut-elle.
Consultez le www.sorel-tracyexpress.ca pour du contenu complétant cet article.Pour s’inscrire au prochain groupe ou pour toute autre information, on contacte Chantal Lamy, T.T.S. au 450 746-4545, poste 5131, ou Nathalie Fortin Bacon, T.S. au poste 5389. Un service individuel est également offert. Pour information, on se présente en personne au CLSC Gaston-Bélanger ou on compose le 450 746-4545, poste 5133.
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