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La Ville de Sorel-Tracy s’entend avec ses retraités

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3 mars 2012
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Par André Péloquin

Après des années sur la table des négociations, le litige portant sur l’indexation des régimes de retraite est finalement résolu alors que le conseil de la Ville de Sorel-Tracy, réuni en séance extraordinaire le 27 février dernier, signait une entente de principe avec ses retraités.

Alors qu’en novembre dernier, Gilles Leith – qui avait négocié l’indexation des rentres pour la partie syndicale au début des années 80 et qui représente aujourd’hui les retraités concernés – indiquait au Sorel-Tracy Express.ca que l’offre actuelle était une compensation de 1,3 M$ versée sur cinq années, le communiqué émis par la Ville indique finalement que « selon les modalités de l’entente, la Ville de Sorel-Tracy versera un montant forfaitaire global de 650 000 $ aux personnes qui ont bénéficié d’une rente de retraite entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2010 à l’exception des retraités-cadres dont la prise de retraite est postérieure au 31 décembre 2007, les retraités cols bleus retraités après le 1er janvier 2008 et les retraités cols blancs retraités après le 1er janvier 2006. » En plus de mettre fin à deux griefs déposés par le Syndicat des cols bleus (CSN) en 2006, cette entente met aussi fin à la poursuite intentée à la Ville par André Mandeville et Jean Charbonneau, deux retraités qui occupaient des postes de cadres supérieurs.

Le maire satisfait

Toujours dans le communiqué de presse émis par la Ville de Sorel-Tracy, on indique que le maire Réjean Dauplaise se dit satisfait par cette entente alors que ce dossier s’est retrouvé sur son bureau dès son arrivée à la mairie. « J’ai été saisi de ce problème délicat dès mon entrée en poste en 2009 et je suis heureux du présent dénouement à la satisfaction de toutes les parties », indique le premier magistrat qui avait appuyé l’indexation des rentes à l’époque lorsqu’il était conseiller municipal. « Une bonne entente vaut mieux qu’un long procès ». Rejoint vendredi dernier par téléphone, M. Dauplaise a aussi fait valoir les négociations entreprises au fil des années afin de réduire le montant exigé. « On a tranché la poire en deux et je suis content que ça se soit réglé à ce prix-là, car les démarches judiciaires qui suivraient allaient faire monter la facture », a-t-il fait valoir.

Le conseiller Gilles Lemieux abonde dans le même sens. « Ce n’était pas un dossier qui a été géré à la légère », note-t-il, en faisant références aux multiples rencontres avec collègues, avocats et actuaires à ce sujet. « C’était un dossier de longue haleine et pour lequel on a cherché beaucoup d’information. Il n’y avait pas d’alternative plus intéressante », ajoute-t-il tout en précisant que la Ville avait déjà provisionné 400 000 $ dans son budget 2011 qu’elle allait potentiellement verser dans une entente à cet effet.

De son côté, Corina Bastiani, la seule conseillère contre ce règlement, mentionnait la semaine dernière sur les ondes du FM 101,7 et dans les pages de La Voix que cette décision se voulait plus politique qu’administrative. « En plus des 650 000 $, on doit rembourser les frais d’avocat de messieurs Charbonneau et Mandeville – qui se chiffrent à 16 000 $ - alors que les 96 autres employés n’ont pas d’association existante, que le délai pour poursuivre était périmé et que ces derniers n’ont jamais poursuivi la Ville », élabore Mme Bastiani qui mentionne du même coup que le débat sur les fonds de retraite municipaux est maintenant national. « Les deux unions municipales se battent d’ailleurs pour faire rouvrir la loi sur les fonds de retraite. Après tout, c’est l’argent des contribuables qui paie tout ça. »

À noter aussi que, dans le communiqué, on spécifie que cette entente – touchant 96 ayants droit – est faite « sans admission de fait ou de droit par la Ville de Sorel-Tracy, ses administrateurs, ses représentants, mandataires et procureurs ».

La suite des choses

La Ville indique aussi que les retraités concernés recevront bientôt un paquet contenant une lettre expliquant la teneur du règlement ainsi qu’un formulaire à remplir.

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