Comme un vent de changement à l’Unité familiale pédiatrique
Une partie de l’équipe obstétrique entourant une nouvelle famille.
Depuis l’arrivée au CSSS Pierre-De Saurel des gynécologues Néstor Castro et Oleg Soroko (également le nouveau chef du département de gynécologie-obstétrique), en mars 2011, les femmes de la région peuvent désormais obtenir un suivi tout au long de leur grossesse et accoucher… à Sorel-Tracy.
Sylvain Boisvert, chef d'unité 4D-Pédiatrie Unité familiale, rappelle : « Durant le temps des Fêtes de 2010, on ne pouvait même pas faire d'accouchements ici puisqu'il y avait une rupture de gynécologues. Les femmes devaient aller accoucher à l'extérieur. » À cette époque, on comptait 1,5 jour de consultation externe de gynécologie et obstétrique au CSSS, tandis qu’aujourd’hui, le chiffre a monté jusqu’à cinq jours par semaine.
De 760 visites en gynécologie et obstétrique (du 1er avril 2010 au 30 mars 2011), on est passé à trois 500 visites à ce jour (1er avril 2011 à aujourd'hui). « Cela fait vraiment une grosse différence, poursuit M. Boisvert. On est allé chercher des patientes de Montréal, de Longueuil, de Contrecœur et en périphérie du territoire. Par exemple, à Pierre-Boucher, les suivis de grossesse sont faits par des omnipraticiens, mais il y a des femmes qui veulent vraiment avoir un suivi de grossesse avec un gynécologue et on peut leur offrir le service. Les patientes apprécient avoir de la stabilité. »
Il constate aussi que la présence de deux spécialistes – qui ont apporté avec eux de nouveaux tests de laboratoire, de nouvelles analyses et de nouvelles façons de soigner – a permis d'éviter à plusieurs patientes d'aller faire des tests à l'extérieur de la région. « On n'envoie plus personne faire des versions à l'extérieur. On la fait maintenant, ici sur place, tout comme les amyosynthèses et même le dépistage de la trisomie 21. On veut avoir d'autres équipements de détection rapide qui permettront de déceler notamment des retards de croissance », dit-il.
Un baby-boom?
S’il est encore trop tôt pour parler de « baby-boom » dans la région, la présence des gynécologues à temps plein a certainement permis à plusieurs femmes, qui auraient été recommandées à l’extérieur, d’accoucher ici.
Par le fait même, le Dr Malette n'a plus besoin d'envoyer ses patientes à l'extérieur, ajoute M. Boisvert, rappelant combien celui-ci a travaillé d'arrache-pied afin d'assurer le suivi de milliers de femmes dans la région au cours des dernières années.
Au moment de l'entrevue, le CSSS de Pierre-De Saurel comptait 110 naissances de plus que l'an passé, une augmentation de 25 à 30 % (on parle de 346 naissances en mars 2011, pour une prévision de 480 naissances en mars 2012). Ce chiffre regroupe les accouchements par césarienne, par césarienne élective ou par voie vaginale.
D'ailleurs, M. Boisvert constate que le taux de césarienne a aussi chuté. « On veut vraiment que le taux de césarienne soit le plus bas. Quand les patientes sont suivies de près, on laisse aller les patientes pour que le travail se fasse le plus naturellement possible, tout en préservant les risques. Naturellement, en offrant un suivi, on fait moins de césariennes. Mais, s'il y a un risque, c'est très rapide! J'ai déjà vu le Dr Castro pousser lui-même le lit vers la salle d'opération! », conclut-il.
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