Nous joindre
Publicité

Un virage santé bien implanté

Ce virage santé ne s’est toutefois pas fait du jour au lendemain.
Photo: Courtoisie

Ce virage santé ne s’est toutefois pas fait du jour au lendemain.

En 2008, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) lançait « Pour un virage santé à l'école »*, une politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif, à laquelle les Commissions scolaires du Québec ont adhéré, dont celle de Sorel-Tracy.

Désormais, les frites, les boissons gazeuses et les aliments panés sont relégués à une autre époque. Récemment, le Ministère publiait un bilan concernant sa mise en œuvre dans les écoles du Québec. Qu’en est-il dans les écoles de la région?

D’entrée de jeu, Éric Choinière, avocat, secrétaire général et directeur des communications à la Commission scolaire de Sorel-Tracy, a rappelé que localement, le Commission scolaire a mis en place une politique à cet effet qui est entrée en vigueur au début de l’année scolaire 2008-2009, dans laquelle elle s'engageait à promouvoir et à développer des activités visant l’amélioration de la saine alimentation et un mode de vie plus actif. Le bilan est jusqu’à maintenanttrès positif.

« Or, nuance-t-il, il est encore difficile d’évaluer précisément l’impact que la politique a apporté au niveau des habitudes alimentaires, car on n’avait pas de données concernant le portrait de départ. C’est plus en termes d’activité physique qu’on est plus en mesure de constater une amélioration ».

Jus et barres tendres

Il réaffirme la position qui a été prise au sujet de l’alimentation pour l’ensemble des écoles du territoire de la commission scolaire, qui est celle d’interdire la vente des aliments suivants dans ses établissements : boissons gazeuses sucrées ou diètes (incluant celles avec substituts de sucre); boissons avec sucres ajoutés; aliments dont la liste des ingrédients débutent avec « sucre » ou un équivalent; la friture (dont la pomme de terre frite) et les aliments panés commerciaux préalablement frits.

Les croustilles, les boissons gazeuses et les friandises au chocolat ont aussi été bannies des machines distributrices et remplacées par des jus de fruits et des barres tendres. Quant aux menus des cafétérias, des nutritionnistes ont été mandatées pour s’assurer que l’offre était conforme aux orientations.

Ce virage santé ne s’est toutefois pas fait du jour au lendemain. « Il a fallu prendre le temps que ça rentre dans les mœurs et celui de trouver des substituts au niveau des services alimentaires. C’est sûr qu’on ne vérifie pas non plus systématiquement toutes les boîtes à lunch des élèves, mais il y a quand même une sensibilisation qui est faite auprès des jeunes et des parents. Certains parents ont été rencontrés à ce sujet, par rapport aux aliments qu’ils donnaient à leurs jeunes et que l’école ne trouvait pas adéquats », précise-t-il.

Par exemple, illustre Me Choinière, « il s’agit d’expliquer au parent que si son jeune mange une barre de chocolat sur l’heure du dîner, il est possible qu’il soit excité quand il va rentrer en classe par la suite et que cela ne favorise pas l’apprentissage. Mais dans l’ensemble, ça va relativement bien, ça commence à être intégré dans la culture ».

Une plus grande place pour l’activité physique

Pour ce qui est de l’activité physique, chaque école a la possibilité d’ajouter des cours d’éducation physique supplémentaires à son horaire.

« Dans les cours de récréation, il y a un peu plus de jeux qui se sont ajoutés dans les parcs-écoles. Cela améliore le fait que les jeunes bougent durant les récréations et sur l’heure du midi. Les écoles offrent aussi plus d’activités parascolaires pour les faire bouger », affirme-t-il. 

Enfin, si la Commission scolaire fait son bout, il estime que « c’est la société québécoise dans son ensemble qui a pris conscience de l’importance de changer ses habitudes alimentaires et de faire un peu plus d’activité physique qu’on avait l’habitude d’en faire ».

* Le gouvernement québécois s’est doté du Plan d’action gouvernemental de promotion des saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids 2006-2012, Investir pour l’avenir. Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a voulu contribuer à ce plan en publiant la Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif. Pour information complémentaire, on visite le www.mels.gouv.qc.ca, onglet « Santé à l’école ».

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer
SociétéPublié le 24 septembre 2026

Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer

La pratique d'une activité physique structurée chez les patients atteints d'un cancer est associée à une amélioration de la survie et à une réduction du risque de récidive, allant donc bien au-delà des soins de soutien et des traitements symptomatiques, rapporte une nouvelle méta-analyse taïwanaise. Ces résultats s'inscrivent dans le ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025
SociétéPublié le 23 septembre 2026

Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025

Le nombre de naissances d'une année à l'autre a augmenté au Québec en 2025 pour la première fois depuis 2021, mais reste bien en deçà du seuil prépandémique. Statistique Canada a recensé 78 200 naissances en 2025, soit 974 bébés de plus qu'en 2024, où 77 226 nouveaux Québécois avaient vu le jour. Le taux de fécondité a lui aussi ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Les escaliers sont bons pour le cœur
SociétéPublié le 23 septembre 2026

Les escaliers sont bons pour le cœur

Les personnes qui montent régulièrement des escaliers pourraient présenter un risque nettement moindre de développer des problèmes cardiovasculaires et d'en mourir, conclut une nouvelle méta-analyse britannique. Les chercheurs ont analysé les données issues de neuf études antérieures portant sur la montée d’escaliers, auxquelles avaient ...

LIRE LA SUITE
Publicité