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La prudence motive le comité du non

Le comité du non a procédé à l'inauguration de son local, situé au 215, boulevard Fiset (en haut de la Banque CIBC), le 19 octobre dernier. Ce lieu servira principalement à préparer et à coordonner les activités du comité pour les journées de vote. Sur la photo, en faveur du non : (première rangée) André Potvin, André Mandeville, Marcel Lavallée, Gilles Jr Lemieux, Yvon Bibeau, Lucie Boucher, Paul-Émile Chapdelaine, (deuxième rangée) Jean-Paul Bibeau, Ronald Chénier et Jean Jacob.
Photo: Dominique Verschelden Véronneau

Le comité du non a procédé à l'inauguration de son local, situé au 215, boulevard Fiset (en haut de la Banque CIBC), le 19 octobre dernier. Ce lieu servira principalement à préparer et à coordonner les activités du comité pour les journées de vote. Sur la photo, en faveur du non : (première rangée) André Potvin, André Mandeville, Marcel Lavallée, Gilles Jr Lemieux, Yvon Bibeau, Lucie Boucher, Paul-Émile Chapdelaine, (deuxième rangée) Jean-Paul Bibeau, Ronald Chénier et Jean Jacob.

Les opposants au règlement d’emprunt pour la rénovation du 28, rue du Roi estiment qu’il vaut mieux être prudent pour ne pas hypothéquer la santé financière du Marché Richelieu.

Pour le président du comité du non, Gilles Jr Lemieux, le projet présente d’abord et avant tout un problème de non-rentabilité et priverait la Ville de Sorel-Tracy de revenus intéressants à tirer du bâtiment.

« Au départ, il ne devait occuper que le deuxième étage, mais c’est maintenant presque 100 % du rez-de-chaussée que ça prendrait. Nous aimerions pouvoir avoir au moins 50 % de la superficie de plancher pour pouvoir aller chercher des revenus locatifs, argumente-t-il. On aimerait y inclure des commerces et des maraîchers afin qu’il y ait une mixité des usages qu’on puisse faire des lieux ».

Pas de précipitation

Le conseiller municipal de Sorel-Tracy s’interroge aussi sur la rentabilité d’Azimut diffusion, l’organisme qui serait responsable de la gestion de la salle. « Historiquement, ils ont toujours été déficitaires et ç’a toujours été la Ville qui les a soutenus », indique-t-il.

Gilles Jr Lemieux rappelle qu’Azimut diffusion ne paie pas de loyer, ni d’électricité ou de chauffage pour défrayer les coûts récurrents du bâtiment. « On le leur céderait et on n’aurait pas de revenus. Et même s’ils payaient un loyer et que leur déficit augmente, on ne serait pas plus avancé. Ce serait à la Ville de payer de toute façon », ajoute-t-il.

Le président du comité du non estime qu’il ne faille pas non plus se précipiter parce que le gouvernement a décidé d’accorder la subvention au projet. « Il vaut mieux prendre le temps de se pencher là-dessus, dit-il. Il y aura toujours des subventions que nous pourrons aller chercher dans des programmes voués à la rénovation des bâtiments patrimoniaux. »

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