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Des centaines de poissons retrouvés morts à la baie Lavallière

Le 12 octobre dernier, un pêcheur sportif a découvert une quantité anormale de poissons morts au déversoir de l’ouvrage de contrôle des eaux entre la baie Lavallière et la rivière Yamaska. Ce dernier a alors alerté le directeur général de la Société d’aménagement de la baie Lavallière, Paul Messier, qui a à son tour rapidement contacté le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) pour identifier les causes du problème.

Dès son arrivée sur les lieux, le jour même, M. Messier a pu constater l’ampleur des dégâts. « C’était bien au-delà d’une centaine de poissons. On parle d’au moins 500 à 600 poissons affectés. »

Le phénomène ne se limitait pas seulement au barrage. « Il y en avait jusqu’en haut de la rivière Saint-Joseph, à l’autre extrémité de la baie Lavallière », explique-t-il.

Pratiquement toutes les espèces de poissons présentes dans la baie Lavallière semblaient touchées : la carpe allemande, le grand brochet du nord, le meunier noir, le crapet de roche, la perchaude et l’achigan à grande bouche.

Fait étonnant toutefois, aucune barbotte brune n’a été retrouvée. « Cette espèce de poisson est pourtant omniprésente dans la baie Lavallière », s’étonne M. Messier.

Selon le stade de putréfaction des poissons, qui était le même pour tous, M. Messier estime que ceux-ci sont morts environ deux ou trois jours avant qu’il n’arrive sur place. « Les poissons n’étaient pas pourris, mais ils n’étaient pas beaux non plus. »

Enquête des ministères

Pour élucider ces morts mystérieuses, des représentants du MRNF ont été envoyés sur place le 15 octobre dernier. Les biologistes ont prélevé des échantillons d’eau afin d’en vérifier la qualité et pour identifier les causes du désastre. Les résultats ne sont pas encore connus à ce jour.

Selon Renée Gravel, biologiste au MRNF, aucune odeur suspecte n’a été sentie sur les lieux. « Ce qui est sûr, dit-elle, c’est que les poissons ne sont pas morts d’une cause naturelle. »

D'après cette dernière, il était inutile de faire des analyses directement sur les poissons. « Ils doivent être vivants pour que nous puissions obtenir des informations utiles. Nous devons attendre les résultats des analyses d’eau », indique-t-elle, ajoutant ne pas savoir à quel moment ceux-ci seront connus.

Le phénomène étant inquiétant, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs a également été appelé à analyser le dossier. L’enquête est toujours en cours.

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