Nous joindre
Publicité

Des doigts de fée au service des plus démunis

Avec le temps froid qui se pointe le nez, une tuque, des mitaines et un foulard nous apparaissent essentiels, mais pour les plus démunis, c'est parfois un luxe qu'on ne s'accorde pas. Or, elles sont une quarantaine de bénévoles du Centre d'action bénévole (CAB) du Bas-Richelieu à tricoter, sans relâche, dans le but d'offrir gratuitement des vêtements chauds à ceux qui en sont dans le besoin.

Parmi celles-ci, Gabrielle Pépin, une dame de 80 ans, participe à ces ateliers de couture depuis maintenant… 27 ans ! Elle est même coordonnatrice pour l'équipe de Sorel, qui compte une dizaine de femmes sur place et une vingtaine qui travaillent bénévolement à domicile.

Le 25 octobre dernier, Gabrielle Pépin a reçu le prix Roland-Plamondon – remis parmi les bénévoles cumulant plus de 20 ans d'implication –, lors d'une soirée organisée par le CAB. Bien qu'elle soit touchée par cette reconnaissance, la dame mentionne bien humblement qu'il ne lui ait « jamais passé par l'idée de recevoir un tel prix », s'empressant d'ajouter que c'est un « prix d'équipe ».

Pourtant, c'est grâce au travail bénévole de toutes ces femmes que le CAB peut offrir des pantoufles, des vêtements chauds, des courtes pointes, des couvertures et même des ensembles pour nouveau-nés comprenant bonnet, petits bas de laine, literie, etc.

« Pour beaucoup de jeunes mères en difficulté financière, et souvent isolées, recevoir un tel ensemble peut faire toute la différence dans leur vie », note la coordonnatrice des bénévoles au CAB, Louise Cabana.

Un travail d'équipe

Pour Mme Pépin, donner aux plus démunis n'est pas une dépense d'énergie. « C'est comme un besoin. Quand tu viens d'un milieu bien simple comme moi, tu apprends à tout faire. J'ai commencé à faire de la couture jeune. À 13 ans, j'ai fait ma première robe. Ensuite, j'ai fait toute la couture de ma fille… à part les manteaux ! » dit-elle, un timide sourire aux lèvres.

Cette dernière parle de son équipe avec affection : « On est attachées les unes aux autres. Ça fait partie de notre vie d'agir de même. On ne se dit pas : "On est donc charitables". Ça ne nous passe même pas par la tête ! »

Gabrielle Pépin dit faire tout cela pour une clientèle qui en a vraiment besoin. « Ça se voit dans leurs yeux. Ce n'est pas l'argent qui fait en sorte que les gens ont de la classe. Et ces personnes, elles en ont », affirme-t-elle. 

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer
SociétéPublié le 24 septembre 2026

Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer

La pratique d'une activité physique structurée chez les patients atteints d'un cancer est associée à une amélioration de la survie et à une réduction du risque de récidive, allant donc bien au-delà des soins de soutien et des traitements symptomatiques, rapporte une nouvelle méta-analyse taïwanaise. Ces résultats s'inscrivent dans le ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025
SociétéPublié le 23 septembre 2026

Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025

Le nombre de naissances d'une année à l'autre a augmenté au Québec en 2025 pour la première fois depuis 2021, mais reste bien en deçà du seuil prépandémique. Statistique Canada a recensé 78 200 naissances en 2025, soit 974 bébés de plus qu'en 2024, où 77 226 nouveaux Québécois avaient vu le jour. Le taux de fécondité a lui aussi ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Les escaliers sont bons pour le cœur
SociétéPublié le 23 septembre 2026

Les escaliers sont bons pour le cœur

Les personnes qui montent régulièrement des escaliers pourraient présenter un risque nettement moindre de développer des problèmes cardiovasculaires et d'en mourir, conclut une nouvelle méta-analyse britannique. Les chercheurs ont analysé les données issues de neuf études antérieures portant sur la montée d’escaliers, auxquelles avaient ...

LIRE LA SUITE
Publicité