Un plan ambitieux
La plupart des intervenants qui se sont présentés à la commission ont penché vers l’implantation d’un bac brun, dont le conseiller de Sorel-Tracy Gilles Lemieux.
La MRC de Pierre-De Saurel a présenté une vingtaine de mesures qu’elle espère réaliser au cours des prochaines années pour favoriser le recyclage et la revalorisation des matières résiduelles.
« C’est un plan ambitieux, mais qui est réaliste à l’horizon de 2018 », a lancé d’entrée de jeu le préfet de la MRC et président de la commission, Gilles Salvas, lors de la séance de consultation publique sur le Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) qui se tenait le mardi 19 février dernier, à Saint-Robert.
L’un des enjeux du PGMR pour la MRC de Pierre-De Saurel est sans doute le choix à faire entre la collecte à trois voies ou le retour vers le tricompostage, comme l’a fait Conporec de 1993 à 2008.
La plupart des intervenants qui se sont présentés à la commission ont pour leur part penché vers l’implantation d’un bac brun dans lequel les citoyens devraient y mettre leurs matières putrescibles. « Au Mexique, ils ont déjà un bac brun. En Europe, ils sont rendus avec cinq bacs », a dit le conseiller municipal de Sorel-Tracy, Gilles Lemieux. Il vous faudra par contre avoir un bon plan de communication, parce que la sensibilisation est la clé du succès. »
L’intention de la MRC de ne pas limiter le nombre de bacs à recyclage par unité a aussi semblé faire l’unanimité. « Ça n’avait pas été facile d’implanter le bac bleu, mais maintenant, ce serait impensable de l’enlever », a ajouté M. Lemieux.
Dans le cas du tricompostage, la faible qualité du compost produit ne joue pas en sa faveur, ni les odeurs qui émanent de l’usine. La collecte à deux voies serait aussi la plus dispendieuse des deux. Selon les projections présentées, elle coûterait 321 $ par unité contre 265 $ pour la collecte à trois voies.
Parmi les autres mesures qui risquent d’être populaires au sein de la population, c’est l’intention de la MRC d’implanter un écocentre régional à un endroit à déterminer. La MRC aimerait aussi avoir, si possible, un écocentre mobile, soit un train routier qui se déplacerait vers les milieux ruraux.
Vers une symbiose industrielle
Pour ce qui est des institutions, des commerces et des industries, le PGMR prévoit qu’une étude soit réalisée pour trouver des solutions à la gestion de leurs matières résiduelles et, si possible, mettre en place une synergie régionale.
Hélène Gignac, du Centre de transfert technologique en écologie industrielle, était sur place pour déposer quelques recommandations. « Nous avons accompagné une quarantaine d’entreprises au cours des dernières années et il y a de beaux projets qui sont sur le point de faire tache d’huile », a-t-elle souligné.
« Avec ''Ici on récupère'', nous voulons aller plus loin, a-t-elle poursuivi. On veut que soient développés des écoproduits. Nous voulions qu’il y ait une symbiose industrielle. On peut constituer des flux et même permettre le développement d’entreprises en récupérant les matières résiduelles, en les démantelant et en trouvant des débouchés. »
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