Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Le poste de police d’Odanak pourrait devoir réduire ses effectifs

durée 00h00
2 mars 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Sébastien Lacroix

Le gouvernement fédéral s’apprêterait à réduire ses dépenses de 14,8 millions de dollars pour les services de police autochtone à travers le Canada, ce qui devrait se traduire par une compression budgétaire de 15 % au poste des Abénakis à Odanak.

C’est ce que l’on peut apprendre dans le Budget des dépenses, qui doit servir de base en vue de l’adoption du prochain budget fédéral, à la fin mars, et dont le Sorel-Tracy Express.ca a obtenu copie.

Si le tout se concrétise, ces coupes signifieraient que le budget du poste d’Odanak serait amputé d’environ 98 000 $. En faisant un calcul rapide, cela voudrait dire un agent en moins au sein du corps de police des Abénakis.

La « bonne nouvelle », si jamais ce scénario se concrétise, c’est que le budget fédéral pour les corps de police autochtones serait reconduit à 85 %, ce qui éviterait la fermeture du poste d'Odanak.

Rappelons que la semaine dernière, l’Assemblée des Premières Nations s’attendait au pire, alors que les pourparlers avec le gouvernement conservateur n’avaient même pas été entamés.

Déjà au minimum

Le hic, c’est que le service de police abénakis, qui dessert les communautés d’Odanak et de Wôlinak, ne peut se permettre d’avoir moins d'effectifs, étant donné qu’il fonctionne déjà avec le strict minimum pour assurer un service 24 heures par jour.

« Nous sommes contraints de maintenir six policiers sur la liste de paie », indique le directeur général du conseil de bande, Daniel G. Nolett, qui multiplie les démarches afin de trouver l’argent pour combler le manque à gagner.

Il pourrait donc revenir au conseil de bande d’assumer les coupes. « On fait des pressions, assure M. Nolett. Nous sommes ''sur le téléphone'' depuis jeudi. Il y a 52 % du budget qui provient du fédéral et 48 % du provincial. On ne sait pas si Québec augmentera son financement. »

Rétablir le statu quo

Si les coupes de 14,8 millions sont bel et bien annoncées, au moment de l’adoption du budget fédéral, à la fin mars, cela signifierait un recul par rapport aux « gains » qui avaient été faits il y a deux ans.

À l’époque, le gouvernement menaçait en effet une compression de 19 % du budget, avant de revenir sur sa décision et de maintenir le statu quo. Les Premières Nations espèrent que le gouvernement fédéral repousse les diminutions d’une année pour pouvoir en discuter plus sérieusement.

« Nous voulons nous asseoir et établir les besoins des communautés pour qu’on puisse aller chercher les crédits nécessaires, explique Daniel G. Nolett. Là, le gouvernement décide sans qu’on puisse argumenter. Il prétend avoir consulté les Premières Nations, mais il n’a rencontré que trois ou quatre chefs dans l’Ouest canadien. »

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 18h00

Boissons énergisantes: plusieurs organisations sportives en faveur d'une interdiction

Après le milieu scolaire, voilà qu'une dizaine d'organisations sportives du Québec réclament l'interdiction des boissons énergisantes aux moins de 16 ans. Sports Québec, qui représente 67 fédérations sportives, le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) et la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ) se sont joints, mardi, au Mouvement ...

Publié le 26 avril 2026

Cardiologie mobile: quand les soins sont livrés à la porte des patients

Alors que le test à l'effort bat son plein et que la participante se donne à fond sur le tapis roulant, la docteure Marie-Ève Piché met abruptement fin à l'exercice: une arythmie vient d'apparaître sur l'électrocardiogramme qui défile sous ses yeux, et il n'y a pas de chance à prendre. On arrête tout. La participante s'allonge sur une civière le ...

Publié le 24 avril 2026

Le CRTC défend sa mise en oeuvre de la Loi sur la diffusion continue en ligne

La présidente du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), Vicky Eatrides, affirme que l'organisme de réglementation souhaiterait agir plus rapidement pour moderniser le système de radiodiffusion canadien, mais que la mise en œuvre des nouvelles règles est un travail complexe et que le CRTC doit tenir compte ...