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Les ambulanciers ont gain de cause (MISE À JOUR)

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13 mars 2013
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Par Sébastien Lacroix

Les ambulanciers de Sorel-Tracy, ainsi que leurs confrères de Saint-Jean-de-Matha et de Saint-Jérôme se sont finalement entendus avec leurs employeurs, tôt le mercredi matin 13 mars, au terme de plusieurs heures de négociation.

Après avoir obtenu une rencontre de la dernière chance, le mardi en fin d’après-midi, les négociations se sont poursuivies toute la soirée, pour finalement aboutir à 4 h 30 du matin.

« Il ne manquait que quelques mots pour que la convention soit acceptée. Maintenant, tous les paragraphes sont corrects », s’est réjoui Sylvain Bélanger, président du syndicat des Ambulances Richelieu.

Celui-ci était très satisfait d’avoir obtenu gain de cause sur un point concernant les façons de procéder dans le cas de mesures disciplinaires. Cet article achoppait depuis près de quatre mois.

« On va savoir le pourquoi du pourquoi quand l’employeur va convoquer un employé, a-t-il expliqué. Tout le monde est content, parce que ça nous permettra d’avoir de bonnes relations de travail. »

Le directeur des ressources humaines d'Ambulances Richelieu, Claude Lemay, a indiqué que la partie patronale avait des réserves sur la question des mesures disciplinaires. « Il faut être en mesure d’exprimer notre droit de gérance et nous avions l’impression que tout le monde devenait intouchable. Avant, nous pouvions appeler quelqu’un pour appliquer un correctif. Il nous faut maintenant le faire par écrit. »

C’est le fait qu’un texte puisse être incomplet ou donner lieu à l’interprétation qui posait problème du côté patronal. « Il faut s’assurer d’écrire tout ce que nous avons à reprocher. Si on oublie de mentionner quelque chose, et que ça va devant un arbitre, le syndicat peut s’en servir pour dire que ce n’est pas pour ça qu’on suspend un employé. Aussi, quand deux personnes lisent un texte, ça ne veut pas dire qu’ils comprennent la même chose. »

Des explications

Pour les employés d’Ambulances Richelieu, il s’agissait de l’unique point qui demeurait encore en litige. C’est pourquoi ils s’attendaient à ce que les négociations se déroulent assez rapidement.

« Ç’a été plus long parce que les ambulanciers de Saint-Jérôme voulaient faire passer d’autres affaires. Ils ont réussi et on aura la même bonification dans notre convention collective », a indiqué Sylvain Bélanger.

Du côté patronal, Claude Lemay a souligné que l’employeur a voulait davantage d’explications pour être certain de bien comprendre la portée de la demande syndicale. « C’est un syndicat qui représente surtout des policiers, alors il y a des notions qui demandaient une meilleure compréhension de notre part. Ce sera la première fois que nous le vivrons et nous voulions être certains de le faire comme il faut. »

L’entente sera valide jusqu’en 2015. Comme la convention collective était échue depuis 2010, l’employeur devra remettre, de façon rétroactive, tous les gains financiers ou autres que les syndiqués ont obtenus.

« On devrait recommencer les pourparlers à partir de 2014. J’espère que cette fois, nous n’aurons pas besoin de faire ceci », a ajouté M. Bélanger.

Selon lui, le fait qu’une vingtaine d’employés aient tenu une manifestation devant les bureaux d’Ambulance Richelieu, le lundi 11 mars en avant-midi, a contribué à dénouer l’impasse. « On est 34 à Sorel. C’est plus que la moitié qui était là. À Joliette, ils étaient 90 sur 235. Si on avait été seulement trois ou quatre, ce n’aurait pas été la même chose, mais là, ils ont pu voir qu’on était sérieux et ça leur a fait peur un peu », a-t-il dit.

Les ambulanciers soulagés

Au lendemain des manifestations tenues le lundi 11 mars, la partie patronale a effectivement convoqué l’exécutif syndical et les deux parties se sont rassis la table des négociations pour une rencontre de la dernière chance.

Si jamais la grève avait été déclenchée, les services ambulanciers auraient tout de même été maintenus, a assuré Sylvain Bélanger. « Notre but n’était pas de toucher à la population, assure-t-il. Dans un cas comme celui-là, l’employeur est obligé d’avoir 100 % de ses effectifs pour maintenir les services essentiels. Les moyens de pression se seraient faits surtout sur le plan administratif. »

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