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L'histoire de Jean-Marc ou quand tout bascule…

Jean-Marc Pelletier lutte contre un cancer des ganglions.
Photo: Marilyne Champagne

Jean-Marc Pelletier lutte contre un cancer des ganglions.

À l'âge où plusieurs fondent une famille ou se lancent dans une nouvelle carrière, Jean-Marc Pelletier lutte pour sa vie. À 26 ans, il est atteint d'un cancer des ganglions.

Jeune homme actif, qui aimait passer des heures dans son garage, son existence prend un virage inattendu au début de l'année, alors qu'on lui découvre des bosses dans le cou. « C'est ma sœur qui m'a envoyé consulter un médecin après m'avoir découvert une tumeur dans le cou. Je ne suis pas un gars qui va à l'hôpital. Ça faisait quelques jours que je dormais vraiment beaucoup, des 26 heures de suite. Je suis tombé d'un seul coup. Elle a trouvé ça bizarre...» Sa sœur avait vu juste puisqu'on lui diagnostique un cancer des ganglions de stade 4, donc, avancé.

Dès lors, les semaines à l'hôpital et les traitements de chimiothérapie s'enchaînent. « J'avais des bosses dans le cou, aux aisselles, à l'aine, et les pieds comme des patates », raconte-t-il. On lui découvre de l'eau sur les poumons qui nécessite l'utilisation d'un drain thoracique. « On est bien traité à Sorel, très bon service. Les gens ont de la passion. À Montréal, je me sentais un peu délaissé, les gens ne me connaissaient pas comme ici », mentionne M. Pelletier.

Les proches affectés

S'il demeure positif et affirme que son moral est bon, c'est surtout le bien-être de ses proches qui l'inquiète. « Cela bouscule beaucoup la vie de ma sœur. Elle vient de commencer un cours en techniques d'usinage, mais a beaucoup de problèmes à se concentrer. Mon père prend vraiment ça mal, ma mère aussi… Avant, c'est moi qui gâtait tout le monde. Aujourd'hui, il faut que je demande et je trouve ça très difficile », avoue-t-il.

Déclaré invalide jusqu'en janvier 2014, il cumule aussi les difficultés financières.Il a toutefois pu compter sur l'aide du nouveau programme du Centre d'action bénévole du Bas-Richelieu quand est venu le temps de se faire arracher des dents malades, lesquelles auraient pu compromettre les chances de réussite de ses traitements. Son dentiste a aussi fait preuve de générosité en absorbant une partie de la facture.

En plus de soucis financiers, il s'attriste de devoir mettre de côté l'un de ses rêves : celui de faire son cours de formation professionnelle en camionnage. « Avec tout le retard que je prends à cause de la maladie, je vais commencer ma vie à 30 ans à la place de 26 ans », dit-il. Célibataire, il songeait à parcourir les États-Unis et le Canada en camion, puis rêvait de revenir auprès de sa famille qui l'attend.

Entretemps, il essaie de se tenir actif. « Je me force à marcher. Mes pieds sont revenus normaux, mon souffle revient. De 84 kilos, je suis passé à 72 kilos. Je vais essayer d'engraisser aussi ».

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